Trois familles d'accueil dans la région

L'adoption crève-coeur d'un chien MIRA

Marlène Pineault et son saint-pierre, Patricia Morrissette et... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Marlène Pineault et son saint-pierre, Patricia Morrissette et la labernois Aïsha, et Jessica Latulipe et Sega posent fièrement pour la caméra.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Il y a des familles d'accueil pour enfants. Il y en a pour sportifs, d'autres pour étudiants étrangers. Et il y a aussi des familles d'accueil pour chiens MIRA. Dans la région, seulement trois foyers accueillent les futurs chiens-guides et chiens d'assistance durant leur première année de vie.

Plusieurs croient qu'il faut être un peu masochiste pour devenir famille d'accueil pour chiens MIRA. C'est que son premier maître le sera seulement un an, puisque le toutou sera ensuite confié à l'école de dressage MIRA, pour ensuite devenir le chien-guide d'un bénéficiaire.

«Plusieurs personnes nous disent qu'elles ne seraient pas capables de devenir famille d'accueil puisqu'il faut remettre le chien après un an ou un an et demi. Je suis une grande amoureuse des chiens, mais MIRA est tellement une belle cause et de penser que le chien sera confié à un bénéficiaire me rend très fière. Oui, ça brise le coeur d'aller le porter. Oui, on pleure lorsqu'on le voit partir. Mais c'est pour le bonheur d'une autre famille», explique Patricia Morrissette, qui accueille les futurs chiens MIRA depuis quatre ans.

Actuellement, Patricia Morrissette est l'heureuse maître d'Aïsha, une petite labernois de six mois.

«Je faisais du bénévolat depuis de nombreuses années pour MIRA et j'ai décidé de m'inscrire pour devenir famille d'accueil. Notre rôle est de socialiser le chien le plus possible. Il faut l'amener partout et lui faire voir le plus de choses et le plus de monde possible», explique Mme Morrissette.

Présentement, la liste d'attente est longue pour devenir famille d'accueil. Un candidat doit s'attendre à patienter environ un an et demi avant d'accueillir son pensionnaire.

Ce qu'il faut pour devenir famille d'accueil MIRA? «Il n'y a pas de critères particuliers. Il faut adorer les chiens et être prêt à l'amener partout, même au travail. Un chien MIRA en famille d'accueil ne peut rester seul plus de quatre heures», souligne Patricia Morrissette.

Outre la socialisation, le toutou devra apprendre les principes de base du dressage, tels que les «assis», «couché», «viens» et «donne la patte». Il devra aussi être capable de faire ses besoins sur demande. Le chien ne pourra pas dormir dans le lit du maître, ni monter sur les divans ou manger de la nourriture de table. Bref, il deviendra un chien presque parfait.

«On ne peut pas jouer avec le chien non plus, comme lui lancer la balle ou le faire baigner. Lorsqu'il sera chien-guide, il ne faut pas qu'il associe une balle au jeu par exemple, car s'il se promène avec son maître dans un parc et qu'il part à courir après une balle, ce n'est pas génial», explique Patricia Morrissette.

Après un an, le chien devra subir une évaluation par la Fondation MIRA, afin de voir s'il répond aux exigences pour devenir chien-guide ou chien d'assistance. Après plus ou moins 18 mois en famille d'accueil, le chien sera confié à l'école MIRA et sera dressé en fonction du bénéficiaire.

«Nous pouvons assister à l'adoption du chien par le bénéficiaire, c'est toujours un moment très touchant!», lance Patricia Morrissette, qui est loin de regretter son implication, même si la séparation ne se fait pas sans douleur.

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