Rapport accablant sur la police de Saguenay

La gestion des pièces à conviction cause problème

La vérificatrice générale de Saguenay fait un total... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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La vérificatrice générale de Saguenay fait un total de 14 recommandations contre la Sécurité publique de Saguenay.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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La vérificatrice générale de Saguenay déposera ce midi un rapport accablant contre la Sécurité publique de Saguenay (SPS). Rina Zampieri fait un total de 14 recommandations concernant directement la gestion des pièces à conviction, une évaluation qui ne surprend pas le maire Jean Tremblay.

Dans le rapport de la vérificatrice générale, pour l'exercice terminé le 31 décembre 2014, dont Le Quotidien a obtenu copie, on apprend que « les pratiques entourant la gestion des pièces à conviction ne respectent pas toujours les directives et procédures émises par le Service ». Même si les accès aux bâtiments ou locaux où sont entreposées les pièces à conviction sont contrôlés adéquatement, « les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires au bon fonctionnement du service ne sont pas toutes en place afin de permettre au Service de la sécurité publique d'exercer les contrôles nécessaires à la gestion des pièces à conviction », peut-on y lire.

L'audit de la vérificatrice a eu lieu en février et en mars et porte sur les années 2011 à 2014. Afin d'avoir un portrait fidèle du service, elle s'est entretenue avec les principaux intervenants, a examiné et analysé la documentation pertinente, effectué des tests sur différentes pièces à conviction, fait un examen des emplacements physiques des pièces et des mesures de protection, et a vérifié les systèmes de gestion et les outils utilisés.

Invité à commenter le rapport de la vérificatrice générale, le maire Jean Tremblay a admis qu'il n'est pas très élogieux, mais il se dit plus ou moins surpris. Selon lui, il vient justifier qu'une rencontre sera nécessaire avec l'état major de la SPS.

« Ce qu'elle dit, ce n'est pas positif, mais pas du tout. On sait qu'on a des problèmes. On a nommé un nouveau directeur de police, et il commence à réparer ça. Il le sait, il a un mandat important. Notre service de police, ce n'est pas le modèle provincial, a exprimé Jean Tremblay. On s'y était mis, mais ça va s'intensifier. Moi-même, j'en apprends beaucoup dans son rapport. »

En plus de ne pas être surpris, le maire s'est dit content que la vérificatrice signale les problèmes présents à la SPS.

« Ça justifie le fait qu'il faut que j'intervienne. Parce que si j'arrive dans le service de police et que je demande de voir des choses, je peux me faire dire que j'en mène pas mal large », admet M. Tremblay.

Ce dernier précise toutefois qu'il n'a rien à voir dans les audits de la vérificatrice générale, rappelant qu'il n'a d'ailleurs pas le droit de l'inciter à choisir un département plutôt qu'un autre.

« C'est probablement le service de la ville qui avait le plus besoin de vérifications, et elle le sait, parce qu'elle a déjà été trésorière de la ville. Je suis sûr que tout ce qu'elle dit est vrai. Il va falloir faire un gros travail dans la prochaine année pour améliorer tout le service de police. »

Le rapport de la vérificatrice générale sera rendu public aujourd'hui.

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