L'agriculture doit demeurer primordiale

À un cheveu de tout perdre, selon Potvin

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Le producteur laitier Michel Potvin a poussé un soupir de soulagement en apprenant l'échec des négociations.

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Patricia Rainville
Le Quotidien

«C'est la fois où on a passé proche de tout perdre.» Le producteur laitier Michel Potvin a poussé un soupir de soulagement, tard vendredi soir, lorsqu'il a eu vent de l'échec des négociations pour le traité de libre-échange transpacifique.

Les autorités de 12 pays, réunies à Hawaii pour tenter de s'entendre sur les termes du Partenariat transpacifique (PTP), n'en sont finalement pas venues à un accord, vendredi soir. Les négociations se sont butées à des obstacles de dernière minute, alors que l'on parlait pourtant d'étapes finales du processus visant à créer une immense zone de libre-échange couvrant 40% de l'économie mondiale. Selon les observateurs, cette défaite a fait échouer le plan du premier ministre Stephen Harper de faire une annonce en grande pompe juste avant le lancement officiel de la campagne électorale.

«Je peux vous dire qu'il s'agit de conclusions inespérées, parce que le premier ministre voulait se servir d'un accord comme d'un levier pour la campagne», a lancé Michel Potvin, qui milite activement pour le maintien de la gestion de l'offre. Selon les observateurs, le refus du Canada d'offrir davantage d'accès étrangers à son marché laitier a ralenti les négociations.

En effet, plus tôt vendredi, un porte-parole de ministre du Commerce international du Canada avait affirmé que le premier ministre Harper signerait seulement une entente qui serait dans le meilleur intérêt du pays.

«Je crois que nos démarches ont eu un impact. Et je vais continuer durant la campagne électorale, en approchant les partis politiques. Il faut que chaque parti se mouille jusqu'aux oreilles en ce qui a trait à l'agriculture», a affirmé le producteur de lait biologique de Chicoutimi.

Selon plusieurs producteurs, si le système actuel devait disparaître, l'agriculture québécoise ne serait plus jamais la même.

Le système de gestion de l'offre touche les producteurs de lait, d'oeufs et de volaille. Il permet d'ajuster la production selon la demande des consommateurs. Le système contrôle les prix des produits, évitant ainsi d'importantes fluctuations. Et si la gestion de l'offre disparaissait, les régions périphériques encaisseraient plus durement le coup, estime Michel Potvin.

«Nous allons continuer à mettre de la pression sur le gouvernement. L'agriculture doit devenir un joueur intouchable, comme au hockey. Il faut devenir le P. K. Subban de l'économie», image le producteur laitier.

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