Échec des négociations de l'accord transpacifique

La gestion de l'offre conservée

Denis Lebel ne crie pas victoire. Il pense... (- Photo le progrès-dimanche, gimmy desbiens)

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Denis Lebel ne crie pas victoire. Il pense seulement que l'échec des négociations démontre le sérieux du gouvernement canadien à conserver la gestion de l'offre.

- Photo le progrès-dimanche, gimmy desbiens

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Louis Potvin
Le Quotidien

Pour le ministre fédéral Denis Lebel, l'échec des négociations concernant l'accord de libre-échange transpacifique démontre que le Canada affiche ses couleurs pour que ce traité tienne compte du maintien de la gestion de l'offre.

Les 12 pays engagés dans des négociations à Hawaii ce week-end ne sont pas parvenus à une entente. Et la question des quotas de lait au Canada a été un des points en litige, selon plusieurs médias et agences, dont notamment le New York Times et Agence France-Presse. «On l'a dit depuis le début, nous allons signer une entente qui est bonne pour tous les intérêts des citoyens canadiens. Il ne faut pas le voir comme une victoire parce qu'on veut maintenir la gestion de l'offre. Les vendeurs de bois, d'aluminium, d'acier, de plastique et autres veulent que de cette entente-là se signe. Nous, on veut qu'elle soit bonne pour tout le monde», a commenté le député conservateur de Roberval-Lac-Saint-Jean.

Lundi, près de 400 agriculteurs de partout au Québec ont manifesté devant les bureaux de Denis Lebel pour lui demander de défendre la gestion de l'offre intégralement. Il avait promis de porter le message. Un message qui semble avoir été entendu, car le gouvernement canadien n'a pas voulu plier aux demandes des autres pays notamment de la Nouvelle-Zélande qui voulait avoir accès au marché canadien du lait.

«On a toujours dit que nous respecterions les gens qui veulent conserver la gestion de l'offre comme les autres secteurs de notre économie. À partir d'aujourd'hui on verra comment ça va se poursuivre. Ce n'est pas une question de victoire. Ça s'inscrit dans le cadre de négociations et nous voulons obtenir le meilleur accord possible pour le Canada,», a-t-il renchéri.

Le gouvernement Harper a peut-être tout intérêt à ce que les négociations se poursuivent le temps que les élections fédérales passent. Les conservateurs ne peuvent pas se permettre de perdre des votes du mode agricole.

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