L'ERD toujours à la recherche d'un local

Une aberration, selon Josée Néron

La conseillère Josée Néron trouve «regrettable» que l'opposition... (Photo le Quotidien, Rocket Lavoie)

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La conseillère Josée Néron trouve «regrettable» que l'opposition doive trouver elle-même ses locaux, alors qu'ils sont fournis par la ville ailleurs au Québec.

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

La conseillère de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Josée Néron, regrette que le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau laisse l'opposition « se retrouver à la rue » à Saguenay.

L'ERD s'était donné jusqu'à mercredi pour choisir ses nouveaux locaux, mais leur emplacement ne sera pas décidé avant quelques jours. « Il y a un endroit qui nous intéresse beaucoup, confie la conseillère, mais la date d'occupation pose problème. Plusieurs personnes nous ont aussi contactés pour nous offrir quelque chose, mais elles étaient en vacances ou devaient vérifier leur permis. On va donner à tout le monde la chance de se faire valoir. »

Mme Néron trouve aberrant de devoir consacrer les énergies à temps plein de l'ERD sur le dossier, alors qu'il est d'usage ailleurs au Québec de loger et d'équiper l'opposition avec les ressources de la ville. « Ce n'est pas un souhait, c'est juste normal, croit-elle. Dans les autres villes, l'opposition ne se retrouve pas à la rue. Elle demeure dans des édifices publics. »

L'ERD a sollicité les services juridiques du ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT), qui n'a pas su quoi répondre. « Nous sommes dans une impasse, personne ne sait quoi faire », déplore la conseillère municipale.

« Il va falloir que quelqu'un comme le ministre mette le pied à terre et dise à la Ville que l'opposition a sa place, même si elle est difficile à vivre, et que les dirigeants arrêtent d'interpréter la loi pour donner des misères! »

Pour Josée Néron, il s'agit tout simplement d'un non-sens, alors que l'ERD a vu deux conseillères élues grâce au désir de la population qui a voté pour elle. Elle mentionne avoir contacté des fonctionnaires de Saguenay pour connaître la disponibilité de locaux salubres et d'équipements. Ils n'ont été d'aucune aide, car ils n'avaient pas reçu d'indications du comité exécutif, qui a octroyé un chèque de 276 000 $ après la récente décision du tribunal sur le cabinet. « On nous donne un montant, et c'est débrouillez-vous seuls! »

Comme ce budget servira à payer le salaire des trois employés de l'ERD, le parti a dû trouver du financement extérieur pour se loger. « Cet argent aurait pu servir à beaucoup d'autres organismes, s'attriste la conseillère. On fait porter un fardeau inutile sur ces trois personnes avec les procédures en appel, on nous fait marcher sur une corde raide pour nous inciter à abandonner. On ne lâchera pas! »

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