Apports records d'eau dans le bassin hydrographique

RTA ouvre les vannes en plein été

Avec des réservoirs remplis, RTA a dû ouvrir... ((Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens))

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Avec des réservoirs remplis, RTA a dû ouvrir des vannes à plusieurs endroits, dont une à la centrale Chute-à-la-Savane. En mortaise, Bruno Larouche, hydrologue chez RTA.

(Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Il faut se méfier de l'eau qui dort. C'est le cas près des installations hydroélectriques de Rio Tinto Alcan (RTA), qui doit poursuivre ses déversements sur les rivières Péribonka, Petite-Décharge, Grande Décharge et Saguenay, parce que les réservoirs sont toujours remplis à pleine capacité. Une manoeuvre d'évacuation rare en pleine saison estivale, mais nécessaire due à des apports naturels records sur les réservoirs d'amont (Manouane et Passes-Dangereuses), explique l'hydrologue chez RTA, Bruno Larouche, rencontré hier à la centrale Chute-à-la-Savane de Sainte-Monique.

« On n'a jamais eu autant d'eau en juillet. À la fin de la crue, on était à 92 % plein. Une première pluie est arrivée, et une autre. En un mois, on a reçu près de 200 mm de pluie. C'est près du double de la normale. On a donc ouvert tranquillement les vannes. Mais en plein mois de juillet, c'est assez rare, en effet, qu'on déverse à ce point », mentionne Bruno Larouche, de la division Énergie Électrique, précisant que le niveau du lac Saint-Jean (réservoir aval) est maintenu sous la barre des 16 pieds.

Les déversements devraient se poursuivent de 7 à 10 jours, alors que la saison estivale bat son plein. RTA invite donc les plaisanciers, les baigneurs et les pêcheurs à demeurer prudents près des installations, même si l'eau semble calme.

« C'est une fausse impression. Ça peut en effet ne pas paraître au premier coup d'oeil, mais les courants peuvent être importants », insiste la porte-parole de RTA, Xuan-Lân Vu, en pointant la portion de la rivière Péribonka entre les estacades et la centrale Chute-à-la-Savane.

L'entreprise tient à rappeler à la population ainsi qu'aux touristes de se tenir loin des estacades, ces barrières jaunes flottantes, car plusieurs pêcheurs téméraires s'en sont approchés au cours des derniers jours.

« Les estacades, ce n'est pas une protection physique ou des bouées de sauvetage. Elles signalent le danger. Mais souvent, on voit des gens qui s'en approchent trop près. Et dans des périodes de déversements comme c'est le cas en ce moment, le courant est fort et c'est là que c'est dangereux. Il faut donc rebrousser chemin dès qu'on les voit », poursuit la porte-parole de RTA.

Est-ce que ces déversements auraient pu être évités si la compagnie avait maintenu un niveau d'eau moins élevé dans les réservoirs?

« À la fin de la crue, on était à 92 % de capacité. C'est un peu plus que la normale, mais ce n'est pas extraordinaire. Et à 92 % au 1er juillet, les chances de remplir ne sont que 5 % à 10 %. Donc, commencer à déverser le 1er juillet alors que tu n'es pas certain de remplir, ce n'est pas l'idéal. On attend et lorsque ça devient clair qu'on va remplir, on déverse », explique Bruno Larouche.

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