Près de 400 agriculteurs manifestent à Roberval

Visite bruyante pour Denis Lebel

Près de 400 agriculteurs du Québec ont marché... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Près de 400 agriculteurs du Québec ont marché dans les rues de Roberval pour se rendre au bureau du ministre Denis Lebel afin de lui démontrer leur volonté de tout faire pour préserver la gestion de l'offre.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Près de 400 agriculteurs de partout au Québec sont venus demander au ministre fédéral Denis Lebel qu'il convainque son gouvernement de maintenir la gestion de l'offre dans le cadre des négociations en vue de la signature du Partenariat Transpacifique.

C'est en scandant « Forts et unis » et en chantant des chansons invitant Denis Lebel à tout faire pour maintenir l'intégralité de la gestion de l'offre que les agriculteurs ont arpenté le boulevard Saint-Joseph pour se rendre au bureau du ministre de l'Infrastructure et des Collectivités. « On vous demande de mettre vos poings sur la table et vous battre jusqu'à la mort pour défendre la gestion de l'offre. Si vous ne la défendez pas, ce sont des agriculteurs de votre comté qui vont mourir! Il faut défendre une économie locale présente partout au Québec », a demandé, monté sur une remorque à foin, le vice-président de l'UPA Pierre Lemieux.

Il se faisait le porte-parole de ces agriculteurs venu de l'Outaouais, de l'Abitibi, de la Mauricie, de Lotbinière et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Si vous ne répondez pas à nos attentes et bien on va revenir. On n'acceptera jamais de perdre nos acquis », a prévenu le président régional, Yvon Simard. C'est pour cette raison que des tracteurs traînaient des remorques à purin vides, en fin de cortège. Si Denis Lebel ne livre pas la marchandise, la prochaine fois les chargements ne seront probablement pas vides.

Denis Lebel s'est voulu rassurant sans jamais s'engager à tout faire pour maintenir la gestion de l'offre tel quel. « Je veux bien travailler fort, mais à la mort c'est un peu fort! Je vais continuer à le faire. Bien sûr que je suis derrière vous autres et que je vous suis derrière la gestion de l'offre. Je vais porter le message et je le fais chaque fois que j'en ai la chance et je vais continuer de la faire jusqu'à la fin de ces négociations-là. Votre message va être porté, entendu et reçu. Quelle sera la finalité, on verra quand on arrivera là. Vous voulez entendre le mot intégral, mon support sera intégral jusqu'à la fin », a-t-il lancé aux agriculteurs.

Des propos qui ont semblé rassurer les agriculteurs présents. Par contre, les dirigeants qui ont pris la parole ont assuré qu'ils auront Denis Lebel à l'oeil.

Plusieurs intervenants se sont succédé au microphone pour témoigner de l'importance du maintien de cette structure agricole, dont Carl Bouchard, le président des éleveurs de poulet du Québec. « On ne quête pas comme le font certaines entreprises. On ne menace pas de fermer des usines. On demande de conserver un système que nos grands-pères ont bâti, nos pères défendu et pour que nos enfants continuent à vivre. »

Sans la gestion de l'offre, les petits producteurs de volailles et d'oeufs de la région ne pourraient survivre, selon lui. Des propos soutenus par Luc Boivin, directeur général de la fromagerie Boivin. « La gestion de l'offre est importante pour les petits transformateurs, car ça nous garantit un approvisionnement stable. Si on n'a pas ça, seulement les gros vont être en mesure d'acheter du lait, il va rester trois grosses fromageries au pays, une à Toronto, Vancouver et Montréal », a-t-il lancé.

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