Nouveaux policiers

Déjà une vie de sauvée

Les agents Jonathan Bolduc et Marie-Ève Gilbert ont... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Les agents Jonathan Bolduc et Marie-Ève Gilbert ont contribué à sauver la vie du retraité originaire de la région Henri Denis.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Grâce à leur rapidité d'action, deux jeunes agents de la Sécurité publique de Saguenay, Marie-Ève Gilbert et Jonathan Bolduc, ont contribué à sauver la vie d'un homme victime d'un infarctus, un évènement qui restera sûrement marquant dans leur carrière.

Le 10 juillet, vers 6 h 45, les deux patrouilleurs un peu fatigués achevaient leur quart de nuit quand un répartiteur a lancé un appel général pour un homme de 56 ans en arrêt respiratoire sur la rue Saint-Louis. Ils étaient déjà présents dans le secteur pour une alarme à l'École polyvalente Jonquière. Les policiers ont décidé de la laisser tomber et en moins de deux minutes, ils étaient à la résidence.

« Tout le monde a agi rapidement, même le répartiteur », mentionne avec fierté le capitaine Marc Sénéchal, qui a souhaité partager cette histoire peu commune avec la population. « Il est rare d'avoir un impact aussi direct sur la vie d'une personne. »

À l'arrivée des agents, la femme du souffrant effectuait déjà des manoeuvres pour le réanimer. Avec ses 32 années d'expérience comme ambulancière, Caroline Plaisance savait ce qu'elle faisait, même si l'émotion l'a submergée à un moment. Son conjoint Henri Denis venait de prendre sa retraite et le couple était en vacances chez sa famille.

« Tu ne peux pas partir tout de suite, on a encore plein de choses à faire ensemble », s'est-elle laissé aller, selon Jonathan Bolduc, avant de reprendre ses esprits. « C'était très émotif, confie-t-il. D'habitude, on est rapide, mais là, on courait tellement, on était dans l'urgence. »

« Je n'ai pas du tout gardé mon sang-froid, je criais et je pleurais. Mais les réflexes ont embarqué, je n'avais pas le choix », avoue la dame jointe au téléphone, de retour au travail à Montréal. C'est elle qui a fait fonctionner le défibrillateur amené par le policier.

C'était la première fois que l'agent Bolduc, qui travaille depuis un an, et sa partenaire, embauchée au début de l'été, utilisaient l'appareil en situation réelle.

Alors que les ambulanciers arrivaient, M. Denis a commencé à reprendre conscience, à la surprise presque des policiers. « On doit toujours faire notre possible, mais là, ce n'était pas de bon augure, raconte Jonathan Bolduc. Au début, on ne sentait aucun pouls et le corps avait pris un peu une couleur bleutée. »

Henri Denis a dû recevoir deux autres chocs durant son transport à l'hôpital. « J'ai parlé à des ambulanciers, qui étaient catégoriques : sans nous, il n'aurait pas survécu », soutient l'agent.

« Ça prend de quatre à six minutes lors d'un arrêt cardiaque pour que le manque d'oxygène détruise les cellules du cerveau, affirme Caroline Plaisance. Après deux jours, mon conjoint sortait de l'hôpital en marchant. C'est impressionnant! »

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