Neuvaine de sainte Anne

Une célébration qui fait du bien

Mgr André Rivest a présidé la célébration hier... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Mgr André Rivest a présidé la célébration hier soir à l'église Ste-Anne de Chicoutimi, qui concluait la neuvaine.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Stéphanie Maquignaz et Monika Gilbert partagent bien plus que leur amitié depuis 16 ans: elles partagent aussi leur foi et leurs valeurs chrétiennes, un lien qui a pris toute son importance hier soir lors de la procession de flambeaux pour la fête de sainte Anne dans la paroisse.

Pendant toute la neuvaine, soit les neuf jours précédant la célébration, les deux jeunes femmes de 21 ans ont assisté à la messe de 19h à l'église Sainte-Anne de Chicoutimi. «Nos amis étaient bien avertis: on pouvait les voir seulement après 20h!», précise Monika.

«Les valeurs religieuses, d'amour et de partage surtout, sont vraiment importantes pour nous, explique Stéphanie, même si parfois elles ne paraissent plus d'actualité. On ne pense pas qu'il faut aller à la messe tous les dimanches, mais dans des moments clés comme la neuvaine, ça nous permet de nous recueillir et de faire le point.»

Les amies affichent leur foi sans gêne et font réfléchir certains de leurs proches. «On se fait poser beaucoup de questions», admet Stéphanie. «Personne ne sait ce qu'est la neuvaine, nos amis doivent aller chercher sur Internet pour savoir de quoi on parle», renchérit sa camarade. Quand les taquineries deviennent désagréables, elles n'hésitent pas à mettre les choses au clair.

«On respecte le fait qu'ils ne soient pas nécessairement croyants, alors on leur demande d'accepter que nous le soyons», souligne Stéphanie, qui avoue pratiquer plus que ses parents. Elle accompagnait hier la famille de Monika.

Le fait qu'elles ont toujours eu une personne de confiance de leur âge, avec qui trouver du support dans leurs croyances, les a sûrement aidées à être si assumées aujourd'hui. «On peut se parler et se motiver à aller à la messe ensemble», donnent-elles en exemple.

Il y a 10 ans, les jeunes femmes, qui se connaissent depuis la maternelle, ont été confirmées par Mgr André Rivest qui présidait justement la messe extérieure. Les sacrements du mariage et du baptême pour leurs futurs enfants sont incontournables dans leur esprit, mais ils revêtent beaucoup plus de sens que pour la plupart des personnes.

La célébration s'est conclue par la procession jusqu'au parc historique de la croix de Sainte-Anne, qui surplombe la rivière Saguenay. En raison d'une faiblesse physique, l'évêque n'a pas pris part à la marche. «Puisse la bonne sainte Anne nous aider à comprendre avec les yeux et les oreilles du coeur», a-t-il déclaré lors de son sermon.

Sur le chemin, les résidents du quartier sortaient sur leur perron pour observer la centaine de fidèles, flambeaux à la main. Malgré son genou qui devait être opéré bientôt, un homme a tenu à suivre la procession jusqu'au sommet. Parmi toutes ces personnes âgées, Stéphanie et Monika sortaint du lot.

«On veut continuer de valoriser ce que nous apporte notre foi. Ça nous fait du bien», terminent-elles.

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