À la recherche d'un nouveau local

Les travailleurs de rue à la rue

Depuis une vingtaine d'années, le Service de travail... (- photo le progrès-dimanche, michel tremblay)

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Depuis une vingtaine d'années, le Service de travail de rue de Chicoutimi est situé au sous-sol du Café Jeunesse, sur la rue Petit à Chicoutimi.

- photo le progrès-dimanche, michel tremblay

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Patricia Rainville
Le Quotidien

Les travailleurs de rue de Chicoutimi seront bientôt sans domicile fixe. Ils doivent dénicher un nouveau local et la tâche s'annonce ardue.

Le Service de travail de rue de Chicoutimi est installé dans les locaux du Café Jeunesse, situé sur la rue Petit à Chicoutimi, depuis une vingtaine d'années. Toutefois, en mai dernier, les dirigeants du Café Jeunesse ont annoncé au Service de travail de rue qu'ils reprendraient possession de leurs locaux pour agrandir leur espace. Les travailleurs de rue devaient quitter pour le 31 mai dernier, mais ils n'ont pas réussi à dénicher un nouvel endroit.

«C'est vraiment difficile, puisque nous avons des budgets limités et nous ne voulons pas sacrifier un intervenant pour payer un loyer», note Michel Saint-Gelais, coordonnateur du Service de travail de rue de Chicoutimi. L'organisme compte quatre travailleurs à temps complet.

Présentement, le service payait moins de 500$ par mois en frais de logement. «Nous devons être situés près de notre clientèle, c'est-à-dire dans le centre-ville de Chicoutimi. On doit être à proximité de la Maison d'accueil des sans-abri, du Palais de justice, de la Soupe populaire, bref, on doit être au centre de l'action, en étant également discret, puisque les gens qui viennent nous rencontrer n'aiment pas tous être vus», souligne Michel Saint-Gelais.

Quelques pistes de solutions ont été envisagées, mais les coûts et l'emplacement des locaux disponibles ne correspondent pas aux critères de l'organisme.

«Prenez la rue Racine, par exemple. Les locaux vacants pleuvent, mais ce n'est pas en bas de 1200$ par mois. C'est beaucoup trop cher pour nous. Et ce ne sont pas tous les commerçants qui veulent nous avoir à proximité non plus. Nous accueillons des jeunes, des travailleurs du sexe, des gens avec des problèmes de consommation et des itinérants. Certains n'aiment pas ça», ajoute M. Saint-Gelais, affirmant que le conseiller municipal du secteur, Simon-Olivier Côté donne un coup de main à l'organisme dans sa recherche de loyer.

«Ça commence à urger», laisse tomber Michel Saint-Gelais.

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