Pour se conformer à la décision des tribunaux

Saguenay fait un chèque de 276 000 $ à l'ERD

À deux jours de la date butoir fixée... ((Archives Le Quotidien))

Agrandir

À deux jours de la date butoir fixée par le tribunal, Saguenay remet un chèque de 276 000$ à l'Équipe du Renouveau démocratique (ERD) pour la restitution de son cabinet.

(Archives Le Quotidien)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

À deux jours de la date butoir fixée par le tribunal, Saguenay remet un chèque de 276 000$ à l'Équipe du Renouveau démocratique (ERD) pour la restitution de son cabinet. Réuni tôt hier matin, le comité exécutif de la ville a adopté une résolution en ce sens, mettant ainsi fin au litige judiciaire opposant le maire et la formation politique.

«Nous sommes contents, mais ce n'est pas un chèque que nous voulions. C'était que la Ville prévoit les montants au budget, comme si nous étions un département. Parce que s'il y a des montants non utilisés, ils retournent directement dans le budget. Émettre un chèque comme ça peut être dangereux. Ça peut ouvrir la porte à des dérapages. Je vous rassure, toutefois, les sommes seront gérées de façon responsable. Mais nous aurions préféré l'autre manière. La Ville ne voulait toutefois rien entendre, donc nous n'avons pas eu le choix», commente la conseillère Josée Néron, précisant que le chèque a été remis au procureur de l'ERD et que les sommes seront transférées dans un compte en fidéicommis.

En janvier 2015, Jean Tremblay avait pris la décision d'abolir le budget de 182 500$ alloué à l'ERD pour l'embauche du personnel politique de la formation d'opposition du conseil municipal. Le maire prétendait avoir le droit de le faire, alors qu'il venait de démanteler son propre cabinet.

Après plusieurs mois de démarches judiciaires, le parti d'opposition a finalement eu gain de cause dans un jugement rendu le 6 juillet. Une décision contestée par Saguenay. Mais la semaine dernière, la Cour d'appel du Québec a rejeté les arguments de Saguenay et confirmé la décision de première instance. La Ville avait jusqu'au 23 juillet pour débloquer les fonds nécessaires à la restitution du cabinet de l'ERD.

En vacances à l'étranger, Jean Tremblay n'était pas disponible pour commenter cette nouvelle.

Locaux de l'ERD

Le parti ne sait toujours pas où aménager son cabinet. Josée Néron souhaite toujours intégrer l'hôtel de ville. Mais la conseillère ne rêve pas en couleurs.

«Nous allons vérifier s'il y a des locaux disponibles. Mais nous ne savons pas encore si la Ville va l'accepter. Sinon, nous allons regarder des locaux appartenant à la ville par conscience citoyenne. Au moins, l'argent retournerait dans les coffres de la ville. Mais si c'est impossible, nous irons vers le privé», précise Mme Néron, qui désire installer son cabinet le plus près possible de l'hôtel de ville.

Après l'élection de 2013, l'ERD avait demandé à la ville d'aménager un bureau à l'hôtel de ville. Le parti avait finalement élu domicile dans l'enceinte de la Maison d'accueil de Chicoutimi. Après l'éviction de l'ERD, la Ville a annoncé la mise en vente de l'ancien manège militaire. L'immeuble a finalement été rétrocédé à Travaux publics Canada vu l'ampleur des travaux requis.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer