Enquête du SPVQ à Dolbeau-Mistassini

Rien n'est laissé au hasard

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Le Service de police de la Ville de Québec ne lésine pas sur les moyens afin de comprendre ce qui s'est produit samedi à Dolbeau-Mistassini, où trois personnes sont mortes après que leur voiture aie été happée par un véhicule semi-banalisé de la Sûreté du Québec.

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Le Service de police de la Ville de Québec ne lésine pas sur les moyens afin de comprendre ce qui s'est produit samedi à Dolbeau-Mistassini, où trois personnes sont mortes après que leur voiture aie été happée par un véhicule semi-banalisé de la Sûreté du Québec.

Onze enquêteurs et reconstitutionnistes de la section des crimes graves du SPVQ ont passé toute la journée de dimanche sur la scène de l'accident ayant causé la mort de Louiselle Laroche, 71 ans, sa mère Cécile Lalancette, 89 ans, et Georges Martel, 80 ans. La veille, le ministère de la Sécurité publique avait désigné le SPVQ pour s'occuper de l'enquête, la SQ ne pouvant le faire, l'un de ses membres étant impliqué.

Les policiers du SPVQ ont en outre demandé à la SQ de leur prêter une voiture identique à celle impliquée dans l'accident afin de tester la résistance de la chaussée et le coefficient de friction. Le Dodge Charger blanc (la couleur étant la seule différence avec le Charger noir impliqué dans l'accident) est arrivé de Roberval vers 16h.

Les enquêteurs ont demandé l'aide des pompiers de Dolbeau-Mistassini qui ont arrosé la chaussée pendant de longues minutes afin de recréer les conditions climatiques de la veille. En roulant à des vitesses variant entre 60km/h et 90km/h, le reconstitutionniste parvenait à freiner sur une très courte distance. «Il va mouiller, on a ''callé'' la pluie, a averti l'un des policiers. Je vais rouler à environ 60km/h, mais il ne faut absolument pas que vous fassiez de lien avec la vitesse supposée de la voiture semi-banalisée. Le but est seulement de connaître la résistance de la chaussée», a dit l'agent aux curieux sur place.

En matinée, avant que les voitures ne soient déplacées, les reconstitutionnistes avaient pris différentes mesures et photographié la scène de nombreux angles.

Le périmètre de sécurité, sur la route 169, est de plus de 250 mètres. Les policiers ont même débordé de cette distance pour faire différentes marques sur la chaussée.

Vers 14h45, les remorques sont arrivées et ont embarqué la voiture de police et la KIA. De l'absorbant a aussi été mis sur la chaussée pour s'assurer que de l'huile ne soit pas répandue.

Erreur humaine

Il est déjà officiel qu'une erreur humaine est à l'origine de l'accident, mais les policiers tentent maintenant de découvrir si l'erreur a été effectuée par le policier ou par le conducteur de la KIA Rondo, qui sortait de la cour de la Résidence Saint-Michel.

La KIA était conduite par M. Martel. Lui et Louiselle Laroche étaient allés chercher Mme Lalancette à sa résidence avant de quitter pour aller voir la fille de Mme Laroche à Chambord. En sortant de la cour de la Résidence Saint-Michel, qui est aussi un motel, ils ont été happés mortellement par une voiture de patrouille semi-banalisée qui se rendait à Sainte-Jean-d'Arc, sur les lieux d'un appel pour violence conjugale. Il a été impossible hier de savoir officiellement quelle était la gravité de l'appel, mais des sources nous confirment que l'appel devait être très sérieux pour que trois voitures s'y rendent, ce qui diminuait grandement la couverture policière dans le secteur.

«J'ai vu deux ''chars'' passer puis l'autre est passé un peu plus tard. Lui, il allait très vite, vraiment vite. Les deux premiers se suivaient, pas le troisième. C'était épeurant», affirme Micheline Pruneau, qui travaille au Royaume du chien chaud, à quelques centaines de mètres de l'endroit où s'est produit l'accident.

Le policier a subi des blessures légères et un choc nerveux. Il a été transporté à l'hôpital. Le SPVQ confirme qu'il sera rencontré dans le cadre de l'enquête, mais ne pouvait hier donner davantage de détails. Les enquêteurs passaient une deuxième nuit au Lac-Saint-Jean, hier, et continueront leur travail aujourd'hui. La route demeure bloquée devant la Résidence Saint-Michel. Une voie de contournement permet la circulation normale. «D'autres personnes seront rencontrées dans les prochains jours», confirme l'agente de communications du SPVQ, Christine Lebrasseur. Hier, les enquêteurs ont interrogé de nombreux voisins en plus de discuter avec la famille des défunts.

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