Le parc de 175 éoliennes de la Rivière-du-Moulin

Le plus grand et le plus complexe

À ce jour, 91 des 175 éoliennes ont... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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À ce jour, 91 des 175 éoliennes ont été mises en exploitation dans le parc éolien de la Rivière-du-Moulin exploité par la filiale canadienne du géant énergétique français EDF Énergies nouvelles.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le parc de 175 éoliennes de la Rivière-du-Moulin est le plus grand projet du genre au monde et le plus complexe jamais réalisé par le géant énergétique français EDF Énergies nouvelles.

C'est ce qu'a affirmé le président-directeur général de la filiale américaine de la multinationale, Tristan Grimbert, lors de l'inauguration du parc, hier. EDF, implantée sur quatre continents, a procédé à l'inauguration du parc en présence de plusieurs dignitaires pour souligner la réalisation de la première phase du projet éolien et de la majorité des travaux d'aménagement du site.

À ce jour, 91 des 175 éoliennes ont été mises en exploitation (voir encadré) dans le parc situé au kilomètre 190 de la route 175, dans la Réserve faunique des Laurentides. Les 84 géants d'aciers et de fibre de verre restant, d'une hauteur de 125 mètres et de 180 tonnes chacun, doivent être érigés d'ici le 1er décembre.

Lorsque toutes les éoliennes tourneront dans le ciel, le parc de la Rivière-du-Moulin sera le plus grand parc éolien sous un seul contrat d'achat d'électricité au Canada.

Une centaine de personnes, dont des élus municipaux, représentants de MRC, de ZEC, des Premières nations et différents dirigeants d'EDF ont pris part à la journée d'inauguration qui s'est a débuté par une cérémonie protocolaire et qui s'est poursuivie par une visite du site. Le premier ministre et ministre de la région, Philippe Couillard, ainsi que le député Serge Simard, n'ont pas répondu à l'invitation de l'entreprise.

Les hauts dirigeants de la compagnie ont souligné lors de leur intervention le défi représenté par le projet. Le roc du Bouclier canadien, et même l'instabilité de certains sols, ainsi que l'étendue du parc, qui couvre 154 km2, ont compliqué le travail de l'équipe.

Alex Couture, directeur de production pour la filiale canadienne d'EDF Énergies nouvelles, a qualifié à plusieurs reprises le développement du projet, qui s'est étalé sur 10 ans, de « traversée du désert ».

Grive de Bicknell

« J'ai aussi eu le plaisir de découvrir un nouvel oiseau, la grive de Bicknell », a aussi lancé à la blague M. Couture à l'assistance.

Rappelons que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement avait recommandé le déplacement de 19 éoliennes pour protéger les aires de nidification de certains oiseaux, dont la grive de Bicknell, un oiseau inscrit sur la liste des espèces fauniques menacées.

Le gouvernement avait ensuite émis 11 conditions à respecter lors de l'émission du certificat d'autorisation pour l'exploitation du parc, dont celle réaliser des travaux de déboisement en dehors de la période de nidification de la grive de Bicknell (1er mai au 15 août).

En entrevue avec Le Quotidien, M. Couture a indiqué qu'au final, l'emplacement de trois éoliennes a été changé de secteur pour protéger l'habitat de la grive de Bicknell. Plusieurs autres éoliennes ont aussi subi des « microdéplacements ».

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