Le dentier perdu ne sera pas remboursé

Daniel Guay ne pourra obtenir le remboursement de sa prothèse dentaire.  Le... (Archives)

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(CHICOUTIMI) Daniel Guay ne pourra obtenir le remboursement de sa prothèse dentaire.  Le prisonnier a perdu sa cause à la Cour des petites créances face au Procureur général du Québec (PGQ).

Au début du mois de juillet, Guay, incarcéré depuis plusieurs mois pour une accusation de production de 535 plants de marijuana sur un terrain à Labrecque, s'est présenté devant le juge Paul Guimond afin de réclamer une somme de 7000 $ au PGQ.

Il prétendait qu'un agent correctionnel avait jeté son dentier à la poubelle à la suite d'un passage houleux au Palais de justice d'Alma. Un dentier tout neuf qu'il n'avait pas fini de payer.

Guay avait été aspergé de poivre de Cayenne après avoir fait une crise à sa sortie du tribunal. À un moment donné, son dentier est tombé de sa bouche.

Le juge Guimond n'a pas cru un seul instant la version de Guay. Dans une décision de quatre pages, le magistrat écrit que personne ne peut corroborer les dires du plaignant, pas même le témoin qu'il avait fait entendre, le détenu Patrick Lapointe.

Dans sa déclaration, Lapointe mentionne n'avoir jamais vu l'agent correctionnel jeter la prothèse dentaire de Guay à la poubelle. Il se souvient par contre avoir vu Guay revenir à la prison de Chicoutimi avec son dentier dans la bouche. Ce n'est que quelques jours plus tard qu'il l'a perdu.

Même Guay témoigne ne pas avoir vu l'agent correctionnel mettre son dentier à la poubelle, mais dit avoir entendu un bruit lui permettant de faire cette déduction.

« C'est donc sur les épaules de M. Guay que repose le fardeau de démontrer la faute des représentants du GPQ. Or M. Guay n'est corroboré par qui que ce soit, bien au contraire », rédige le juge Guimond.

« On ne peut faire droit à sa réclamation puisque pour ce faire, il faudrait rejeter du revers de la main six témoignages rendus par des gens crédibles et cohérents », ajoute-t-il.

Le juge Guimond n'a pas tenu compte dans sa décision des nombreuses insultes adressées par Guay à l'endroit des témoins qu'il avait lui-même convoqués au tribunal, ni des remarques désobligeantes envers la Cour et le système judiciaire en général.

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