Selon le président du syndicat Unifor de PFR

Il faudrait de meilleures lois

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Inévitablement, les vieilles craintes et les souvenirs de la fermeture de la machine à papier numéro 6 en 2011 sont remontés à la surface, où 125 emplois ont été perdus.

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Le président syndical Unifor de l'usine de Produits forestiers Résolu (PFR) à Kénogami, Régis Duchesne, est de tout coeur avec les 142 employés licenciés par Graphic Packaging International, mais il s'insurge que le gouvernement « attende toujours qu'il soit minuit moins quart pour agir ».

agir ».M. Duchesne travaillait dans la papeterie, juste en face de l'ancienne usine Cascades de l'autre côté de la Rivière-aux-Sables, quand il a appris la triste nouvelle lundi. Inévitablement, les vieilles craintes et les souvenirs de la fermeture de la machine à papier numéro 6 en 2011 sont remontés à la surface, où 125 emplois ont été perdus.

« Ça fait plus de 30 ans que je suis dans le milieu et je suis témoin de la décroissance de notre région. C'est terrible parce qu'après ça, les travailleurs ne trouvent pas d'aussi bons salaires. C'est un appauvrissement direct, il faut réagir! », martèle Régis Duchesne.

Selon le président du syndicat, il est incompréhensible que des lois n'aient pas été créées pour préserver le Québec de telles situations. « Si une entreprise a l'intention de partir, elle va le faire, peu importe ce que le gouvernement va faire par la suite », croit-il.

M. Duchesne se bat depuis quatre ans et demi avec les élus régionaux pour garder les emplois dans son usine. Il désire réaliser une étude de marché pour trouver un nouveau produit tiré de la fibre de bois. Cependant, avec toutes les incertitudes dans l'industrie forestière, PFR manque de garanties pour investir.

« Je suis avec les syndicats, mais si j'étais un investisseur et que j'avais des avantages ailleurs, c'est sûr que je partirais », met-il en contexte.

Le Québec est à une heure critique selon lui. « Il faut mettre les bouchées doubles et que ça bouge! », exhorte-t-il autant pour Résolu et ses démêlés environnementaux que pour les autres entreprises.

Une situation qui ne date pas de la veille

S'il est convaincu de la rigueur des pratiques forestières dans la province, Régis Duchesne est encore hanté par le fantôme de la fermeture de l'usine Port-Alfred d'Abitibi Consolidated à La Baie en 2004, qui employait 640 personnes.

Aussi représentant syndical à l'époque, il a été transféré dans l'établissement de Kénogami, qui est devenu PFR. « On avait réussi à baisser les coûts de production et on nous a fermés quand même. »

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