La (FIQ) manifestait à Saint-Félicien

Québec veut privatiser la santé

Les syndiqués de la Fédération interprofessionnelle de la... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Les syndiqués de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) trouvent méprisante l'attitude du premier ministre Philippe Couillard qui refuse d'entendre les solutions proposer par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) trouve méprisante l'attitude du premier ministre Philippe Couillard qui refuse de les rencontrer pour discuter des effets des compressions budgétaires.

Une trentaine de représentants de la FIQ de la région se sont présentés hier matin à Saint-Félicien pour prendre la pression des citoyens. Une activité qui vise à sensibiliser les gens aux répercussions que pourrait engendrer la réforme Barette.

Selon la présidente de la FIQ Régine Laurent, ce manque d'écoute et la réorganisation du ministre Barette visent à privatiser le système de santé. « Peut-être que le gouvernement ne veut pas que le système public fonctionne. Quand on ne veut pas de solutions de gros bon sens, c'est qu'on ne veut pas que ça fonctionne. La population qui a besoin de soins va se laisser jeter dans les bras du privé, c'est clair. Nous, on refuse d'accepter ça! On ne veut pas reculer 50 ans en arrière où on va se mettre toute la famille pour se cotiser et s'hypothéquer pour se faire soigner, ça n'a pas d'allure », a-t-elle déclaré à quelques mètres des bureaux de circonscription du député.

Depuis le mois de janvier, les syndicats de la région essaient d'avoir une rencontre avec le premier ministre, mais en vain. Les représentantes veulent déposer leurs solutions pour améliorer le système de santé comme la stabilité des équipes de travail. « Ce n'est pas normal qu'à peu près 50 % des postes d'infirmières soient à temps partiel et à 70 % pour les infirmières auxiliaires. Ça n'a pas de bons sens. Les impacts que ça représente, c'est que l'équipe se retrouve souvent réduite. Qui paye pour ça? C'est toujours le patient qui est dans le lit. Moi, je suis gêné comme infirmière d'entendre un patient dire qu'il ne voulait pas sonner pour ne pas nous déranger parce que vous courrez. Ce n'est pas normal! On est là pour pour soigner, mais ça prend une stabilité dans les équipes », a-t-elle illustré comme répercussion.

La FIQ demande aussi l'instauration de ratios entre les professionnels en soins et les patients et de permettre aux infirmières d'exercer l'entièreté de leur champ de pratique.

C'est pour cette raison que la FIQ organise une tournée à travers le Québec pour rencontrer les citoyens et leur expliquer les effets concrets des coupures. « Il y a des patients en soins à domicile qui se déshabillent à l'avance par ce qu'ils savent que les infirmières n'ont que 15 minutes pour donner les soins. C'est inhumain. Moi je ne veux pas vivre dans une affaire comme ça », a-t-elle donné comme autre exemple.

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