Une délégation régionale à Atlanta?

Sylvain Gaudreault veut voir les livres

Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault est révolté... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault est révolté par la fermeture de la cartonnerie et veut trouver des solutions avec la compagnie.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, propose qu'une délégation régionale et non partisane, présidée par le premier ministre Philippe Couillard, se rende au siège social de Graphic Packaging International aux États-Unis pour convaincre le président-directeur général de trouver une solution à la fermeture de l'ancienne usine Cascades.

M. Couillard, en tant que ministre responsable de la région, serait accompagné du péquiste lui-même, du président du syndicat René Gélinas, du maire de Saguenay Jean Tremblay et du député fédéral Claude Patry pour ce voyage à Atlanta, en Géorgie.

«Je veux voir les livres de comptes. Est-ce que les investissements à faire sont si grands? Il faut voir de quelle manière le gouvernement peut aider», avance M. Gaudreault, révolté par la nouvelle. Il suggère que Québec aide financièrement la compagnie en échange de parts ou achète l'usine en créant une coopérative avec les travailleurs.

Selon lui, Jonquière possède toutes les qualités requises pour maintenir la production: une proximité avec la ressource forestière, de l'hydroélectricité abordable, un système d'expédition varié avec le chemin de fer et le port de Grande-Anse, ainsi qu'une main-d'oeuvre qualifiée, tellement qu'elle a mis au point un produit innovateur comme le Respak.

«Je suis convaincu que les raisons invoquées sont un prétexte. L'intérêt véritable de Graphic Packaging est dans la production, et ils vont la délocaliser. C'est un Novelis prise 2!», s'insurge l'élu péquiste, en rappelant la fermeture à Arvida en 2012 de l'entreprise spécialisée en produits laminés, après avoir été achetée par des Américains pour ses technologies. Certains employés remerciés hier étaient même des anciens de Novelis et endurent un deuxième calvaire.

Le syndicat, rassuré par la vente de Cascades en 2014, vit, sept mois plus tard, une fermeture «sauvage». «C'est terrible pour les travailleurs, il faut que le gouvernement bouge et qu'on crée des mesures pour protéger nos joyaux économiques, martèle Sylvain Gaudreault. On est en mode fermeture, mais il faut être en mode maintien des emplois.»

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