L'ancienne usine Cascades

Fermeture définitive

L'usine Graphic Packaging International de Jonquière a cessé... (Photo Jeannot Lévesque, Le Quotidien)

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L'usine Graphic Packaging International de Jonquière a cessé définitivement ses activités, hier, et remercié ses 142 employés sous prétexte que l'ancienne cartonnerie Cascades n'était plus profitable pour la compagnie.

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

L'usine Graphic Packaging International de Jonquière a cessé définitivement ses activités, hier, et remercié ses 142 employés sous prétexte que l'ancienne cartonnerie Cascades n'était plus profitable pour la compagnie.

Le président du syndicat René Gélinas était dévasté lorsqu'il a pris la parole devant les médias en fin de journée, après une rencontre avec la haute direction. «On nous a annoncé qu'il n'y avait aucun avenir pour Jonquière. Avec tous les investissements qu'il fallait faire, l'entreprise ne voyait pas de profits à court ou moyen terme.»

Les syndiqués et les cadres ont été avertis hier matin et renvoyés chez eux pour une semaine rémunérée, en plus des mesures qui s'appliquent selon leur convention collective. «On la scrute en profondeur pour s'assurer qu'elle sera respectée et on est en train de mettre en place des programmes d'aide», assure M. Gélinas.

Ceux qui le désirent pourront être transférés dans d'autres succursales de Graphic Packaging, la seule au Québec étant à East Angus, à proximité de Sherbrooke. Les autres se situent au Manitoba, en Ontario et aux États-Unis.

Le représentant syndical indique qu'il manquait une semaine de production par mois pour que l'usine atteigne ses capacités. Le même problème était vécu lorsque Cascades a vendu certains de ses actifs en décembre 2014 pour 45 M$. «On leur a prouvé que nous étions capables d'être rentables si la compagnie vendait nos cartons et elle ne l'a pas fait», souligne-t-il.

Les travailleurs étaient les seuls à produire un carton recyclable pour le secteur de la restauration qui résiste à l'eau et aux matières grasses, une technologie qu'on appelle Respak. «Je suis très fier d'eux. On a mis beaucoup d'efforts pendant des années de façon acharnée», rappelle René Gélinas, très déçu.

Le moral est d'autant plus bas que durant les quatre derniers mois, rien ne laissait présager une fermeture. Les carnets de commandes étaient remplis jusqu'à tout récemment, alors que l'usine venait de fermer temporairement pour trois semaines. «La semaine de production manquante était absorbée dans l'inventaire, mais on ne peut pas faire ça tout le temps», accorde M. Gélinas.

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