Hausse de popularité pour les poulaillers urbains

Pénurie de poules dans la région

Sébastien et Guillaume Maltais, propriétaires du Couvoir de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Sébastien et Guillaume Maltais, propriétaires du Couvoir de Chicoutimi.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Avoir son propre poulailler à la maison n'a jamais été aussi populaire. Le Couvoir de Chicoutimi, l'un des plus importants fournisseurs de poules pondeuses de la région, a même manqué d'oiseaux cette année. Les propriétaires, les frères Guillaume et Sébastien Maltais, affichent déjà une liste d'attente de plusieurs centaines de noms pour 2015.

« Cette année, c'était la folie furieuse », lance d'emblée Guillaume, rencontré au couvoir situé sur le boulevard Saint-Jean Baptiste.

L'entreprise, qui offre plusieurs variétés d'oiseaux, notamment des dindes, des oies et des canards, a vendu près de 4300 poules pondeuses pour la saison 2015.

« On fournit presque essentiellement des gens qui ont un poulailler d'une à cinq poules. Nos clients viennent de Sept-Îles pour nos poules. Mais cette année, on a dû refuser plusieurs personnes. Pour 2016, on a déjà une liste de 300 noms. Donc on va en acheter davantage pour l'an prochain, c'est certain », ajoute Guillaume, également inséminateur, qui a acheté l'entreprise en 2014 avec son frère, Sébastien, comptable.

Les deux hommes ont grandi près du couvoir et c'est à cet endroit que la famille achetait ses poules.

La tendance de produire soi-même sa propre nourriture est indéniable, remarque Guillaume Maltais. Mais pour l'instant, la mode s'arrête aux poules pondeuses.

« Les gens aiment avoir leurs oeufs. C'est aussi assez facile d'avoir son propre poulailler à domicile. Ça ne prend pas de compétences particulières. Les poules à chair (pour manger) sont cependant beaucoup moins populaires », constate-t-il.

L'économie d'argent séduit également les apprentis agriculteurs. Une poule pondeuse de 19 semaines, c'est-à-dire prête à pondre, coûte une dizaine de dollars. Et l'oiseau produit en moyenne 300 oeufs par année. Pour bien vivre, l'oiseau a besoin d'un endroit à l'abri du vent en hiver et de l'eau et des graines. Un nettoyage du poulailler est requis une fois par semaine. Une poule peut pondre quelques années, selon de la qualité de l'élevage.

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