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Trois conseillers dénoncent l'appel

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Les conseillers indépendants Simon-Olivier Côté, François Tremblay et Julie Dufour dénoncent la décision du maire Jean Tremblay d'interjeter appel dans le dossier du cabinet de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD).

Les conseillers Julie Dufour et Simon-Olivier Coté ont... (- Archives le progrès-dimanche, Jeannot lévesque) - image 1.0

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Les conseillers Julie Dufour et Simon-Olivier Coté ont joint leur voix à celle de leur collègue François Tremblay pour dénoncer la décision de Saguenay d'aller en appel du jugement sur le cabinet politique de l'ERD.

- Archives le progrès-dimanche, Jeannot lévesque

Dans un communiqué acheminé au Progrès-Dimanche, les trois élus ont réagi à l'annonce du premier magistrat, livrée vendredi. C'est la première fois que Simon-Olivier Côté joint sa voix à celle de ses collègues pour manifester publiquement son désaccord.

Les conseillers ne cautionnent «sous aucune forme» les arguments du maire. Ils notent qu'il n'est pas ici simplement question de l'opposition ou d'un parti politique, mais bien de l'utilisation des finances publiques à des fins idéologiques.

«Comment peuvent-ils expliquer cette décision en arguant que c'est du gaspillage de fonds publics de se doter d'outils élémentaires pour assurer une saine démocratie? Le maire se contredit encore une fois. Il est contre les partis, mais fonde le sien. Il liquide son cabinet pour s'assurer d'éliminer ceux qui questionnent, mais revient avec la possibilité de devoir faire renaître le sien», écrivent Julie Dufour, Simon-Olivier Côté et François Tremblay, respectivement issus des arrondissements de Jonquière, Chicoutimi et La Baie.

Les échevins, tous élus pour une première fois en novembre 2013, relèvent que malgré le fait que des milliers de contribuables ont voté pour des candidats qui n'endossent pas ces façons de faire, le maire et le comité exécutif de Saguenay évitent que les véritables discussions pour le sain développement de la ville aient lieu en toute transparence. Ils citent, au passage, l'abolition des plénières, la retrait des séances du conseil des ondes télévisuelles et la réduction des pouvoirs budgétaires et décisionnels des arrondissements.

«Depuis l'élection, le maire et son entourage politique multiplient les stratégies pour assurer la continuité. Ces façons de faire sont inacceptables. Ils sont d'une autre époque, car le contre-pouvoir existe partout dans les états évolués et matures», peut-on lire dans le communiqué.

Les conseillers en appellent à un virage majeur et ajoutent que le rôle des élus est de défendre les processus normaux de débats, de questionnement, de partage d'information et les mécanismes de reddition de compte.

«Ce débat stérile que nous vivons avec cette dynamique partisane ne fait en aucun cas évoluer notre ville et nous sommes piégés politiquement et économiquement. Nous avons dépensé 5 millions $ au cours des deux derniers mandats en procédures judiciaires alors que la population demande des améliorations d'infrastructures, des services accrus à la population et une transparence dans les décisions. Il est temps que nous, conseillers, puissions prendre part aux orientations de la Ville et de son développement dans l'intérêt de tous les citoyens», formule Simon-Olivier Côté.

En terminant, les conseillers affirment qu'il est faux de prétendre que la décision d'en appeler est celle de la Ville puisque les élus n'ont pas été consultés dans ce dossier.

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