Les policiers de saguenay à vélo

Hausse des arrestations

Le conseiller municipal Carl Dufour et la journaliste... (- photo le progrès-dimanche, rocket lavoie)

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Le conseiller municipal Carl Dufour et la journaliste Patricia Rainville partent patrouiller avec le sergent Stéphane Pellerin.

- photo le progrès-dimanche, rocket lavoie

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Le Quotidien

Depuis le début du mois de juin, les policiers à vélo de la Sécurité publique de Saguenay ont procédé à une trentaine d'arrestations. Ivresse sur la voie publique, activités sexuelles en plein air, consommation de stupéfiants, bagarres, violence conjugale, accidents; la liste des interventions des patrouilleurs à vélo est longue. Et les agents sont des policiers à part entière. Ils portent une arme et tout l'équipement requis, incluant un petit gyrophare accroché sur leur veste par balles.

La patrouille à vélo de la Sécurité publique de Saguenay (SPS) a vu le jour il y a près de sept ans, avec deux policiers. Aujourd'hui, six policiers forment la patrouille, dirigée par le sergent Stéphane Pellerin. Les policiers sont dépêchés à des endroits stratégiques, difficilement accessibles en automobile et où les rassemblements sont fréquents.

En moyenne, les patrouilleurs roulent une quarantaine de kilomètres par jour.

«Nous desservons les arrondissements de Chicoutimi, Jonquière et La Baie. Nous avons ciblé des endroits plus problématiques, comme les terminus et le Vieux-Port de Chicoutimi, par exemple. Seulement en juin, nous avons procédé à une trentaine d'arrestations, ce qui est beaucoup plus que l'an dernier», explique le sergent Stéphane Pellerin.

«La patrouille à vélo, c'est un bonus à la patrouille automobile. Nous intervenons à des endroits où les policiers n'iraient normalement pas. Nous procédons à des arrestations qui n'auraient sans doute pas lieu si les policiers à vélo n'existaient pas», ajoute le sergent.

En effet, les patrouilleurs surveillent particulièrement les endroits comme les parcs, les sites de festivals et les espaces verts. «Nous avons des méthodes qui nous permettent d'intervenir rapidement, sans que les personnes nous voient arriver. C'est d'ailleurs le principal atout de notre patrouille; intervenir là où les gens ne s'y attendent pas.

«Nous allons souvent visiter les parcs de planches à roulettes afin de rencontrer les jeunes. Nous allons également patrouiller dans des endroits restreints, comme le parc Rivière-du-Moulin, par exemple», ajoute Stéphane Pellerin.

Code de la route

Contrairement à la croyance populaire, les policiers à vélo ne font pas seulement de la prévention en intervenant auprès des jeunes. Ils peuvent également donner des constats d'infraction en lien avec le Code de la route. «Cellulaires au volant, lumières rouges, arrêts obligatoires, port de la ceinture; nous intervenons souvent auprès des automobilistes, surtout dans les centres-villes», explique de son côté le capitaine Denis Turcotte.

Jusqu'à maintenant, aucun automobiliste arrêté par un policier en vélo n'a pris la poudre d'escampette.

Les principales arrestations concernent toutefois la consommation, que ce soit d'alcool ou de stupéfiants. Les ébats sexuels en plein air sont également fréquents, ajoute le sergent.

En forme

Bien entendu, les policiers qui forment la patrouille à vélo doivent être en bonne forme physique. «On ne peut pas vraiment avoir de surplus de poids, c'est certain! Nous sommes appelés à rouler beaucoup et à monter des sentiers et des côtes», souligne le sergent Stéphane Pellerin.

Au total, tous les policiers réunis parcourront environ 7000 kilomètres au cours de l'été.

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