Refonte du régime de pension chez RTA

Les syndiqués disent OUI

Le président du Syndicat national des employés de... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Le président du Syndicat national des employés de l'aluminium, Alain Gagnon (debout), était très content du taux de participation des syndiqués au vote d'hier

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien

Les syndiqués ont accepté avec de fortes majorités l'entente de principe intervenue avec Rio Tinto Alcan au sujet du Régime agréé de pension (RAPRTA).

Les membres du Complexe Jonquière (horaire et bureau), du CRDA, de l'Usine Laterrière (horaire et bureau), de l'Usine de traitement de la Brasque (UTB), Roberval Saguenay - section Lac-Saint-Jean - tous ces syndicats étant regroupés dans le local 1937 - , ont voté en faveur de l'entente à hauteur de 95%.

Les syndiqués d'Énergie Électrique Saguenay (local 1938) ont voté à 99% en faveur de l'entente. Ceux de l'Unité des travailleurs de l'aluminium de Beauharnois (local 1951) l'ont acceptée à 80%. Les syndiqués de la Guilde marchande du Canada ne se sont pas encore prononcés.

Aux yeux du président du Syndicat national des employés de l'aluminium Arvida (SNEAA), Alain Gagnon, le comité de négociation a obtenu des avancées majeures pour le fonds de pension.

Selon lui, le protocole soumis hier propose une formule novatrice qui permettra d'assurer l'équité intergénérationnelle en plus d'offrir quelques gains. «On a colmaté une brèche en maintenant les acquis et on a même fait de légers gains un peu partout. On consolide et on roule vers l'avenir», a résumé Alain Gagnon à l'issue des deux assemblées, avant toutefois de connaître le résultat du vote massif. À lui seul, le SNEAA représente au-delà de 4000 retraités et quelque 1600 travailleurs actifs. «Il fallait travailler avec délicatesse pour prendre soin de nos pères et grands-pères, de notre génération actuelle et de notre futur. On s'en sort avec un projet novateur», a-t-il affirmé, fier de la formule proposée par l'actuaire Pierre Bergeron.

Invité à donner les grandes lignes de l'entente qui se terminera le 31 décembre 2022, Alain Gagnon l'explique ainsi: «On a mis un garrot sur le régime qui était déficitaire. On s'assure de cotiser légèrement plus et on va faire en sorte de pérenniser notre régime. Oui, on se conscientise, mais la compagnie va cotiser davantage aussi et va mettre les sommes manquantes. On s'est assuré d'avoir la clause de l'indexation du bridge (prestation de raccordement). On faisait face à un mur, car la compagnie ne voulait plus maintenir le régime dans sa forme actuelle. Donc, il fallait trouver une formule pour l'intergénérationnel, un système qui viendrait pallier (les différences) pour qu'on ait un régime de valeur équivalente pour les nouveaux employés. À partir du 1er juillet 2016, ces derniers se retrouveront dans un régime de retraite par financement salarial (RRFS), à prestation déterminée. Ainsi, le jeune qui va rentrer le 2 juillet 2016 aura le même fonds de pension que moi qui aura 31 ans de service juillet.»

Avec cette entente, la compagnie n'a plus à composer avec des fluctuations et c'est le syndicat qui sera responsable de la gestion et de l'administration du régime. «La gestion de la caisse appartient au syndicat, le risque appartient aux employés, donc la compagnie se désengage, mais on s'assure que la compagnie mette les bonnes sommes et nous, on s'assure que nos jeunes ne se retrouvent pas avec une clause orpheline ou un régime à deux vitesses. Ils sont de valeurs équivalentes», fait valoir le porte-parole syndical.

«Mine de rien, pour le protocole qu'on a jusqu'en 2022, c'est 350 M$ que la compagnie va investir. Année après année, la compagnie va ajouter 10 M$ pour le premier 50% d'indexation à nos retraités. On ne verra pas de différence.»

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