Après 35 ans

La fin des Serres Cedap d'Alma

Les serres Cedap d'Alma ont été laissées à... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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Les serres Cedap d'Alma ont été laissées à l'abandon. Mais le CRDITED cherche de nouveaux partenaires pour relancer les lieux.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Après plus de 35 ans d'opération, les Serres Cedap d'Alma ferment ses portes. Propriétaire des lieux, le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement du Saguenay-Lac-Saint-Jean (CRDITED), fusionné au CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean, confirme l'arrêt de la production.

Les Serres CEDAP est un centre d'apprentissage et d'intégration au marché du travail pour les gens vivant avec des limitations. Les installations, gérées par la Chaîne de travail adapté (CTA), produisaient principalement des fleurs et des légumes de serre. Une dizaine de personnes y travaillaient en plus des bénéficiaires du CRDITED qui se trouvaient sur place pour apprendre et socialiser.

L'an dernier, le CRDITED a été dans l'obligation de faire démolir le bâtiment principal, pour des raisons de sécurité. Des roulottes de chantier ont été installées temporairement pour les besoins de la saison 2014. D'importants investissements étaient cependant nécessaires pour la poursuite des opérations de ces serres.

Mais le contexte budgétaire a forcé la direction du CRDITED à abandonner les installations, du moins, pour le moment.

«Les lieux nécessitaient des investissements que nous ne sommes pas en mesure d'assumer dans le contexte actuel. Et la réorganisation du réseau de la santé a aussi amené à prioriser des dossiers plus que d'autres», explique Majorie Bouchard, responsable des communications du CRDITED, une des composantes du CIUSSS.

Pour le milieu almatois, cet atelier horticole était l'une des plus belles réussites en matière d'intégration sociale. Mais les clients commençaient à se faire de plus en plus rares, a constaté, au cours des dernières années, le directeur général de CTA, Bernard Angers.

«Les serres n'étaient plus rentables, ce qui a aussi joué dans la balance. Car le CRDITED ne voulait pas investir et nous non plus. Ça n'était pas rentable notamment parce qu'il fallait vendre nos tomates au même prix que celles du Mexique qui se vendent à l'épicerie. Les gens ne veulent pas payer plus. Et plusieurs de nos clients étaient âgés et il n'y avait pas beaucoup de relève. Disons que les jeunes faisaient moins le détour pour venir chercher leurs légumes», remarque M. Angers, précisant que tous ses employés ont été réaffectés dans d'autres postes.

Le CRDITED n'a toujours pas de plan pour l'utilisation des installations situées sur la rue Scott à Alma. Mais la direction cherche de nouveaux partenaires pour relancer les lieux.

«Il n'y a rien à court terme. Nous sommes cependant actifs dans nos démarches pour trouver des collaborateurs afin de développer le potentiel du site. Nous sommes ouverts à une nouvelle formule de partenariat», laisse tomber Mme Bouchard.

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