Avenir d'Enseignes Ste-Marie

Déménagement possible

M. Ste-Marie pose devant cette affiche électronoque fabriquée... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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M. Ste-Marie pose devant cette affiche électronoque fabriquée à Alma, mais destinée à un commerce située à l'extérieur de la région. Selon le règlement municipal, ce panneau ne pourrait pas être installé à Alma, car il dépasse les dimensions autorisées.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

L'entreprise Enseignes Ste-Marie (ESM) d'Alma, qui est devenue l'un des plus importants joueurs de l'industrie de l'affichage au Québec avec la récente acquisition de son compétiteur régional, Enseignes Otis, songe à poursuivre son expansion à Saguenay.

Avec des ateliers et bureaux au Lac-Saint-Jean, Saguenay et Québec et des commandes provenant de partout dans la province, l'entreprise est appelée à croître. Et le propriétaire, Pierre Ste-Marie, ne le cache pas. Son coeur balance désormais entre Alma qui l'a vu naître et Saguenay qui l'accueille à bras ouverts.

«Je travaille dans le milieu de l'enseigne. C'est ça mon gagne-pain. Mais Alma a l'une des réglementations les plus strictes sur l'affichage, que ça soit concernant les dimensions ou les limites dans les affiches électroniques. Les enseignes mobiles sont aussi interdites. J'en possède une, mais je ne peux pas la louer à des gens d'ici. La réglementation l'interdit. Je la loue donc à des entreprises dans d'autres municipalités de la région», donne en exemple M. Ste-Marie, qui emploie aujourd'hui plus d'une quarantaine de personnes.

La majorité des contrats qu'il décroche proviennent de l'extérieur. ESM a d'ailleurs obtenu un mandat d'un million$ de l'Agence métropolitaine de transport, pour la confection des panneaux d'identification pour plusieurs gares de train.

«Mes contrats viennent de l'extérieur. Mais j'ai toujours gardé le siège social ici, car je suis attaché à mon milieu. Je viens d'ici. Mais en effet, je suis en réflexion. Est-ce que je serais mieux d'aller vers Saguenay pour investir ou installer mon siège social? J'y pense. On manufacture ces enseignes à Alma. Alors, pourquoi investir ici quand on ne peut même pas en installer?», répond le propriétaire, questionné à ce sujet par Le Quotidien, après l'annonce de son acquisition.

Ce n'est pas la première fois que l'homme d'affaires critique la réglementation almatoise. Il y a quelques années, lui et d'autres entrepreneurs avaient publiquement dénoncé des règles top strictes. Alma s'est toujours défendue en clamant avoir une réglementation similaire à d'autres villes. Et encore aujourd'hui, la ville ne compte pas modifier ses règles.

«Oui, il y a des règles dans toutes les villes. Et il en faut. Mais certaines villes sont plus ouvertes que d'autres, ça c'est certain», exprime M. Ste-Marie, en pointant une affiche électronique conçue pour une ville située à l'extérieur de la région et dont les dimensions vont bien au-delà de celles acceptées à Alma.

Et une récente intervention d'un inspecteur de la ville à l'entreprise située sur la rue De Quen n'a pas calmé le jeu, renchérit le propriétaire.

«Mon enseigne mobile se trouvait dans la cour de mes bureaux et on testait un message. C'était une commande pour une autre ville du Lac-Saint-Jean, pour un festival. Ça n'a pris qu'une demi-heure avant qu'un inspecteur me contacte pour me demander d'enlever le message lumineux. Je n'en revenais pas. Ce n'est pas comme si je faisais de la publicité, c'était pour tester le message. Je trouve que c'est une drôle de façon de soutenir les entrepreneurs», soupire le propriétaire.

L'homme d'affaires estime que la ville privilégie l'embellissement au détriment du développement commercial. Plusieurs arbres ont été plantés sur l'artère principale, l'avenue du Pont, cachant des affiches d'entreprises, déplore-t-il. Une petite virée sur l'avenue permet en effet de le constater. M. Ste-Marie croit plutôt que la ville aurait intérêt à se montrer plus ouverte à l'affichage électronique. «C'est très beau des arbres, mais ils cachent les enseignes. Je pense qu'il y a moyen d'embellir une ville, mais sur une artère commerciale, on doit voir les affiches. Plutôt que de vouloir les cacher, on devrait encourager la créativité, l'originalité et les efforts des entreprises qui souhaitent faire connaître leurs produits et services», plaide l'homme d'affaires.

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