1500 braves à la Zone portuaire

Lise Dion chauffe la place

Cheveux qui s'emmêlent, fumée d'éclairage qui tourbillonne et... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Cheveux qui s'emmêlent, fumée d'éclairage qui tourbillonne et foulard qui vole devant le visage: le vent froid a offert toute une ambiance à Lise Dion, hier soir, à la Zone portuaire de Chicoutimi.

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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Cheveux qui s'emmêlent, fumée d'éclairage qui tourbillonne et foulard qui vole devant le visage: le vent froid a offert toute une ambiance à Lise Dion, hier soir, à la Zone portuaire de Chicoutimi, mais l'humoriste a tôt fait de réchauffer les centaines de personnes rassemblées en les faisant éclater de rire presque sans relâche.

«C'est la première fois que je fais un spectacle en manteau un 2 juillet. J'avais le goût de tous vous faire entrer dans ma loge!», a lancé l'artiste avec sa bienveillance habituelle, tout juste après son entrée sur une chanson entraînante pour faire bouger le public.

Avec les blagues sur le poids, la ménopause et la vie de couple, il était facile pour la foule de s'identifier à ce que racontait Lise Dion. Plusieurs se regardaient avec des regards de connivence quand une histoire sur la vessie qui faiblit, les jeux érotiques ou les salons de bronzage les rejoignait.

Parfois même, les spectateurs devinaient la suite avant la fin du gag, mais cette prévisibilité les amusait encore plus. «Coudonc, étiez-vous là avec moi?», rigolait l'humoriste, toujours aussi expressive avec ses «Oh non!» retentissants et ses soupirs de contentement devant les compliments d'un bel homme.

Son Marcel, l'homme qui partage sa vie depuis 30 ans, est toujours présent dans ses anecdotes, et Lise Dion lui a rendu un bel hommage lors d'une parodie de concours télévisé qu'elle a nommée Pop Académie.

Sur sa guitare sans cordes pour épargner nos oreilles, l'artiste a fait le tour de la province en interprétant ses compositions loufoques sur les airs de Linda Lemay, Isabelle Boulay ou Céline Dion avec les accents des habitants de Rimouski, de Matane et, bien sûr, du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Le public était en liesse après cette chanson d'amour.

«Prenez-le pas mal, j'ai travaillé longtemps sur votre accent parce que je l'aime», a annoncé Lise Dion, accompagnée de la pianiste Brigitte Leclerc, avant d'allonger ses voyelles et de ponctuer ses couplets de «là là».

La musicienne a aussi pris les traits d'une employée d'un hôtel dans le Sud engagée pour distraire les touristes avec ses mélodies. L'occasion parfaite pour l'humoriste, accoudée sur le piano, de montrer ses fameux talents pour parler l'espagnol une fois quelques verres de rhum dans le nez. Lise Dion ne s'attendait sûrement pas à ce qu'il vente si fort pour imager sa péripétie du tsunami.

Avec les rires qui fusaient partout sur le parterre, pas étonnant que le spectacle Le temps qui court ait remporté le Félix du spectacle de l'année dans son domaine. L'humoriste de la relève Mélanie Ghanimé a aussi offert une courte première partie.

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