Accusé d'avoir agressé un prêtre

Litvak tient des propos incohérents

David Litvak tient des propos décousus de sens.... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

Agrandir

David Litvak tient des propos décousus de sens. Ça amène le tribunal a demandé une évaluation pour savoir s'il est apte à subir son procès.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le Chicoutimien David Litvak subira un examen psychiatrique au cours des prochains jours afin de déterminer son aptitude à subir son procès à la suite de son attaque, dimanche, sur le prêtre Gaston Boulianne à la cathédrale de Chicoutimi.

L'individu de 38 ans, demeurant sur la rue Tilly à Chicoutimi, a comparu durant quelques minutes devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec. Il n'a pas fallu une longue présence pour s'apercevoir que les choses ne semblaient pas se dérouler rondement, au point où Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, a rapidement demandé une évaluation sur son aptitude à subir un procès.

« Son comportement et ses propos nous amènent à faire cette demande », a mentionné Me Hamelin-Gagnon, pour qui c'était une première en terme d'accusation en lien avec le clergé.

Litvak doit répondre à des accusations d'avoir, par la menace ou la violence, gênée illicitement ou tentée de gêner un membre du clergé dans la célébration du service divin, soit l'article 176,1 a du Code criminel. L'accusation est passible d'un emprisonnement de deux ans.

L'individu est aussi accusé d'avoir volontairement troublé ou interrompu une assemblée de personnes réunies pour des offices religieux, de s'être livré à des voies de fait sur le curé de la paroisse et d'avoir entravé le travail des policiers lors de son arrestation.

Dimanche matin, Litvak assistait à la messe dominicale à la cathédrale de Chicoutimi. À un moment donné, il aurait trouvé le discours du curé Boulianne ennuyant. Il s'est levé et s'est dirigé vers l'autel. Il a tiré sur la soutane du prêtre et lui a dit qu'il était pour la faire la conscréation à sa place.

Rapidement, des paroissiens sont intervenus pour maîtriser Litvak en attendant l'arrivée des policiers.

Lundi matin, Litvak est arrivé au Palais de justice de Chicoutimi après avoir passé la journée et la nuit dans une cellule du quartier général de la Sécurité publique de Saguenay. Avant d'en sortir, il avait pris soin de faire sa prière sur un petit matelas bleu de la cellule et avait pris du papier de toilette pour dessiner la fleur de lys du Québec.

Vers 9 h, les policiers de Saguenay ont débarqué l'accusé à l'arrière du Palais de justice. Après avoir mentionné aux agents qu'il ne voulait pas être photographié, que les médias n'avaient pas le droit de l'immortaliser, il est sorti du véhicule de patrouille.

« Je vais leur faire une petite présentation », a lancé Litvak, en regardant les médias. « Regardez-vous. Ça mange du poulet et du porc », a-t-il ajouté avant d'être amené à l'intérieur de l'édifice de justice.

À sa comparution devant le juge Lortie, l'individu vêtu d'un chandail noir a décidé qu'il se représentait seul.

« Un avocat, ça coûte trop cher et ça ne sert pas à grand-chose, sauf les avocats de l'Aide juridique. Je n'ai pas non plus besoin de l'aide d'un ami de la Cour », a-t-il indiqué en s'adressant au juge.

Lors de la lecture des chefs d'accusation et devant les décisions immédiates à prendre, le magistrat a demandé à Me Olivier Théorêt, de l'Aide juridique, d'agir tout de même comme ami de la Cour afin de s'assurer que les droits de l'accusé soient respectés.

Au moment d'ordonner l'évaluation à l'aptitude à subir un procès, Litvak a répété au juge qu'il ne voulait pas d'ami de la Cour. Le magistrat lui a dit qu'il parlerait lorsqu'il en aurait la permission.

« M'as-tu demandé ma permission pour avoir un ami de la Cour ? », a rétorqué Litvak, avant de s'asseoir et de ne plus écouter les consignes du juge. Litvak doit revenir en cour le 3 juillet.

« Je plaide découpable », a-t-il dit avant de reprendre le chemin des cellules.

Il n'a pas été possible de savoir si monseigneur André Rivest entendait apporter des mesures afin d'éviter que de tels événements ne se reproduisent.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer