Harmonisation des adresses civiques à saguenay

Les doublons demeureront

Il existe une rue de la Fabrique à... (- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Il existe une rue de la Fabrique à Chicoutimi-Nord, et une autre à Jonquière. Malgré la présence de plusieurs doublons, Saguenay n'a pas l'intention d'harmoniser ses adresses postales.

- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Contrairement à plusieurs villes fusionnées du Québec, Saguenay n'a pas l'intention d'arrimer ses adresses civiques, et ce, malgré la présence de plusieurs doublons à Jonquière, Chicoutimi et La Baie.

Président du comité d'aménagement du territoire, le conseiller Marc Pettersen indique que ce projet n'est pas dans les cartons de la Ville, principalement pour une question de coûts. C'est donc dire qu'à court terme, Saguenay maintiendra trois rues Tremblay, quatre rues des Érables, trois rues Lapointe, deux rues de l'Église et une panoplie d'autres odonymes présents en grand nombre sur le territoire.

«On aurait pu changer les noms de rues après la fusion, mais il y aurait eu des coûts importants pour la Ville et ça aurait causé plusieurs inconvénients aux citoyens, qui auraient été obligés de faire plein de changements d'adresse», explique l'échevin.

Le responsable des dossiers d'urbanisme signale que le système de répartition de la centrale 911 affiche automatiquement l'adresse de la personne qui se trouve au bout du fil.

«On n'a jamais eu de problèmes majeurs et on n'a jamais eu la commande de regarder ça. C'est un dossier clos», dit-il.

SHERBROOKE

À Sherbrooke, l'harmonisation des adresses a été officialisée en 2006. Les changements ont été réalisés à la demande des services d'urgence, qui souhaitaient éliminer les doublons. Trois-Rivières a également réalisé l'exercice en 2004. Dans la capitale de la Mauricie, l'arrimage des adresses des six villes fusionnées s'est fait plutôt rondement. La responsable des relations avec les médias, Chantale Carignan, croit que l'exercice a permis de renforcer le sentiment d'appartenance des citoyens.

Le processus vient tout juste de culminer à Lévis, où les noms d'arrondissements comme Saint-Romuald, Saint-Nicolas et Saint-Rédempteur sont disparus des adresses postales au profit de celui de la grande ville. À Shawinigan, la démarche est en cours, mais s'avère pénible. Des citoyens s'opposent au retrait du nom de leur arrondissement ou s'inscrivent carrément en faux contre le choix des nouveaux odonymes.

Aucune obligation

Les villes fusionnées n'ont aucune obligation légale d'harmoniser les adresses civiques. L'exercice est habituellement complexe et onéreux, comme en témoigne le directeur de la planification et du développement urbain par intérim à Sherbrooke, Michael Howard. Il a joué un rôle de premier plan dans ce dossier à titre de chef de la division géomatique et gestion foncière de sa ville. Le cas de Sherbrooke diffère toutefois de celui de Saguenay, puisque la capitale de l'Estrie a englouti huit municipalités. La transition a duré presque 18 mois. Au total, 300 noms de rues ont été changés et 5800 adresses modifiées. De plus, 1800 numéros civiques ont dû être ajoutés.

«Quand toutes les concordances ont été faites, il a fallu travailler avec Postes Canada, Bell, Vidéotron, les ambulanciers et le 911. Des dizaines de personnes ont été mobilisées», explique Michael Howard, qui évalue à environ 2 millions $ les coûts en temps investi par des employés municipaux dans ce dossier.

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