Une dame de 97 ans frappée par un résidant

Une agression vivement dénoncée

Une bénéficiaire de la Résidence de la Colline... (- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

Agrandir

Une bénéficiaire de la Résidence de la Colline aurait été frappé par un autre résidant il y a deux semaines, ce qui a motivé sa fille à déposer une plainte à la direction du centre d'hébergement et de l'hôpital de Chicoutimi.

- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Une dame dont la mère de 97 ans a récemment reçu un coup de poing au visage de la part d'un usager du Centre d'hébergement de la Colline, à Chicoutimi-Nord, s'inquiète du manque de surveillance entre les murs de l'établissement.

La citoyenne, qui ne souhaite pas être identifiée, a communiqué avec Le Progrès-Dimanche pour dénoncer la situation. Elle craint que des événements semblables à ceux survenus dans une résidence pour personnes âgées de Victoriaville l'automne dernier ne se reproduisent.

En octobre, le septuagénaire Patrice Belisle est mort dans la foulée d'une agression à coups de souliers perpétrée par un bénéficiaire du Centre d'hébergement du Chêne, dans la région des Bois-Francs, L'assaillant ne souhaitait pas que quelqu'un prenne place à ses côtés dans la salle à manger. L'événement est survenu quelques semaines après le décès d'une dame dans le même établissement, elle aussi victime d'un assaut. La direction du centre a été forcée de mettre en place une série de mesures pour assurer la sécurité des bénéficiaires.

La femme avec qui nous avons discuté rapporte que sa mère, aux prises avec des problèmes cognitifs qui peuvent la rendre arrogante par moments, a reçu un coup assené par un homme de deux fois sa taille le 11 juin dernier.

«Ma mère mesure 4 pieds 10 pouces et pèse 90 livres. À la grosseur qu'elle a, il aurait pu la tuer. Ce genre d'événement arrive fréquemment. Oui, ma mère peut être polissonne et elle n'est pas toujours fine, mais ce n'est pas une raison pour la frapper», exprime celle qui craint littéralement pour la sécurité de sa mère. Elle a porté plainte à la direction du CHSLD et à celle de l'hôpital de Chicoutimi et a reçu l'assurance que la surveillance serait accrue. Toutefois, une seconde agression impliquant deux autres usagers est survenue le 18 juin.

«Ce genre de choses arrive souvent et les conséquences pourraient être très graves. Quand j'ai fait ma plainte, ils m'ont dit qu'ils voulaient changer ma mère de place. Ça fait quatre fois qu'elle déménage et je n'ai pas envie qu'elle soit déménagée encore une fois. Ce sont les hommes violents qui devraient être déménagés, pas les victimes», s'indigne-t-elle.

Pas de commentaire

Porte-parole de l'Hôpital de Chicoutimi, Vanessa Boivin n'a pu commenter le présent dossier pour des raisons de confidentialité. Elle a convenu que ces situations peuvent survenir en centre d'hébergement, mais elles ne seraient pas fréquentes.

«Ce sont des choses qui arrivent lorsque des déficits cognitifs sont en cause. Ça peut arriver que des individus manifestent des comportements perturbateurs et la médication peut aussi jouer un rôle. Si on voit que ça arrive plus régulièrement, un plan d'intervention avec des objectifs précis est mis en branle. Ça peut aller jusqu'au déménagement du résidant», a signifié la responsable des communications. Vanessa Boivin n'a pu dire combien de cas d'agressions ont été répertoriés à la résidence de la Colline. Elle a indiqué que si la mère de l'usagère a formulé une plainte, la doléance sera traitée de façon tout à fait objective et indépendante par le commissariat aux plaintes de l'établissement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer