Denis chabot doit une fière chandelle à son voisin Jean-Philippe

«Je voulais qu'il reste avec nous»

Denis Chabot doit une fière chandelle à sa... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Denis Chabot doit une fière chandelle à sa conjointe mais surtout à Jean-Philippe Lemieux qui lui a sauvé la vie.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

« Je suis un gagnant à vie! J'ai une nouvelle date de fête grâce à mes deux anges gardiens ».

Denis Chabot est encore vivant grâce à la vivacité d'esprit de sa conjointe infirmière et le professionnalisme d'un voisin ambulancier, Jean-Philippe Lemieux. Sans les massages cardiaques effectués par Lemieux, l'homme ne serait pas là pour témoigner toute sa reconnaissance envers ses sauveurs.

Le 14 juin, vers 19 h 30, Linda Ouellet constate que son conjoint est évanoui et qu'il est en arrêt cardiaque. « Je savais que JP était chez son père. J'ai crié de venir m'aider pendant que je composais le 911 », relate-t-elle à sa résidence de Dolbeau-Mistassini.

Jean-Phillipe jouait au baseball avec son garçon. Il a accouru pour voir ce qui se passait. Lorsqu'il a vu le corps inanimé de Denis Chabot, il a rapidement mis en oeuvre ses qualités de professionnel. « Même si c'est mon métier habituellement, là j'ai agi en citoyen. Tu ne poses pas de question et tu agis. Surtout que je le connaissais, je voulais qu'il reste avec nous. Ça m'a vraiment marqué », raconte Jean-Phillipe Lemieux encore imprégné de ces moments intenses.

Il a massé le coeur de Denis Chabot pendant une bonne dizaine de minutes, le temps que les ambulanciers arrivent.

« Mon cardiologue a dit que sans ces massages je serais probablement mort. Tous les astres étaient alignés pour que je reste vivant. La rapidité des ambulanciers, les soins reçus à l'hôpital de Dolbeau et ceux à Chicoutimi ont tous contribué à me maintenir en vie. », lance-t-il le regard reconnaissant envers ses sauveurs.

L'homme de 48 ans ne se souvient plus des événements. Il s'est réveillé à l'hôpital de Dolbeau-Mistassini.

Cours de secourisme

Au départ, le couple ne voulait pas partager cette histoire avec les médias. C'est l'importance de connaître les manoeuvres de réanimation qui les a incités à parler. « C'est là qu'on voit que c'est tellement important. On ne sait pas quand on peut avoir besoin de prêter secours à une personne. Je suis un gars actif en bonne forme physique. Je ne m'attendais pas à ça. Ça peut arriver à tous le monde. D'où l'importance d'avoir une formation pour tenter de sauver une vie. Dans mon cas, Jean-Philippe et Linda ont fait toute la différence », mentionne Denis, tout en ayant encore de la difficulté de saisir toute la chance qu'il a eue.

Les manoeuvres de réanimation ont fait aussi une différence sur les séquelles qu'aurait pu subir l'homme de 48 ans. En amenant un apport d'oxygène constant au coeur de la victime, Jean-Phillipe a permis d'éviter des problèmes sérieux, surtout qu'il avait une artère complètement bouchée. « C'est une leçon pour tout le monde. N'importe qui peut faire des massages cardiaques. Il suffit de l'apprendre. Si ce n'avait pas été moi, ça aurait pu être un voisin », lance-t-il restant humble devant son acte de bravoure.

Jean-Philippe souligne que les policiers devraient avoir des défibrillateurs dans leur véhicule, car ils arrivent souvent les premiers dans ce genre de circonstances. Certains corps policiers commencent à les intégrer dans les autos patrouilles.

Pour Denis Chabot, Linda Ouellet et Jean-Philippe Lemieux, le 14 juin va rester gravés dans leur mémoire longtemps. Dans un an, ils vont fêter l'anniversaire de la deuxième vie de Denis.

Il fallait voir les regards qu'ils se lançaient pour saisir que ce drame les a soudés à jamais.

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