Vincent Vallières sur la Zone portuaire

Comme dans ses rêves

Quand Vincent Vallières a commencé à jouer de... ((Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais))

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Quand Vincent Vallières a commencé à jouer de la guitare en troisième secondaire, son rêve était de se produire devant une immense foule pour la Saint-Jean-Baptiste, exactement comme les milliers de personnes qui ont célébré le Québec avec lui, hier soir, sur la Zone portuaire de Chicoutimi.

(Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Quand Vincent Vallières a commencé à jouer de la guitare en troisième secondaire, son rêve était de se produire devant une immense foule pour la Saint-Jean-Baptiste, exactement comme les milliers de personnes qui ont célébré le Québec avec lui, hier soir, sur la Zone portuaire de Chicoutimi.

L'auteur-compositeur-interprète, accompagné de quatre musiciens et de la chanteuse Salomé Leclerc, a charmé la population saguenéenne avec ses chansons, qu'on connaît bien pour les avoir entendues souvent à la radio, et ses anecdotes amusantes.

« Plus jeune, mon ami avait un contact qui nous avait invités à jouer pour la Fête nationale sur le bord du Lac des nations à Sherbrooke. C'était beau, mais pas autant qu'ici, et les organisateurs n'avaient pas notre nom sur la liste, raconte Vallières.

Finalement, on jouait dans un petit pavillon vraiment plus loin, et on devait se dépêcher, car il y avait de la danse en ligne ensuite. Notre premier spectacle de la Saint-Jean s'est donc passé devant une dizaine de personnes âgées qui n'en avaient rien à cirer! »

L'histoire ne se termine pas là : finalement, le jeune homme et ses compagnons ont eu plus de succès en vendant des hot-dogs que comme chanteurs, et ont amassé leur cachet avec le pourboire du kiosque.

Alors que les spectateurs riaient, il a enchaîné avec Le temps est long. Devant Le temps passe, Mélie ou L'amour c'est pas pour les peureux, on ne peut s'empêcher de fredonner les refrains, et encore plus lorsque les musiciens ont repris Le Picbois de Beau dommage. La voix de Vallières se mélangeait superbement bien avec celle de Salomé Leclerc, qui a aussi interprété des extraits de son propre album.

Le chanteur aurait aimé que le public danse plus, et l'a même incité à prendre une bière pour se dégêner, mais n'a pas été déçu lorsqu'une tonne de drapeaux du fleurdelisé se sont agités par-dessus les têtes comme il l'avait demandé.

Lorsque s'éteignaient les dernières notes d'un morceau, c'était immanquable : les cris ravis de la foule retentissaient, en attente de la prochaine chanson.

« Celle-ci est importante pour moi, car toutes les fois que je la chante, je me rappelle que la vie offre encore quelques jours de chance et un peu d'espérance », a-t-il confié avant d'interpréter Lili.

Vincent Vallières, dont la musique sonnait de façon plus entraînante encore qu'à la radio, espère que les gens se rassembleront encore de nombreuses décennies pour « célébrer notre culture, notre langue, et continuer à se questionner et à se définir ».

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