Récolte de fourrage et de céréale

Des agriculteurs s'inquiètent

Le foin n'a pas poussé en juin ce... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Le foin n'a pas poussé en juin ce qui retarde la première coupe et qui aura des effets sur la qualité du fourrage.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

Les agriculteurs de la MRC Maria-Chapdelaine sont inquiets. La saison de récolte de fourrage et de céréale va être catastrophique.

« La panique commence à s'installer chez nos membres. Les pertes vont être considérables. Les rendements ne sont pas au rendez-vous », exprime Mario Théberge, président de la section Maria-Chapdelaine de l'UPA. Un groupe d'une cinquantaine d'agriculteurs a rencontré les médias pour exposer la problématique particulière que ces producteurs vivaient cette année.

La température froide de cet hiver, jumelé au manque de neige sur les terres de Normandin, Albanel, Girardville et Saint-Edmond-les-Plaines, ont brisé les plantes. « Plusieurs producteurs ont dû investir pour réensemencer parce que les racines ont éclaté. Et là, ils doivent composer avec une sécheresse », a expliqué pour sa part le technicien en culture de la Coop des deux rives, Gilles Asselin.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, une sécheresse a sévi dans ce secteur du Lac-Saint-Jean. En effet, selon les données fournies par l'agronome Caroline Gagné. Les précipitations pour le mois de juin dans le secteur Normandin ont été de 65 millimètres, soit 75 millimètres de moins que la moyenne. « De plus, il y a eu beaucoup de précipitation de moins d'un millimètre à la fois, ce qui n'est pas significatif dans les champs », a-t-elle mentionné. Ce manque d'eau important empêche le foin et les céréales de pousser.

Pertes de plusieurs M$

Les pertes pour les 500 membres de l'UPA pourraient s'élever à plusieurs millions de dollars. « Pour nous, la première coupe est importante et là nous n'avons que 25 % des champs de nos 450 hectares qui sont récoltables. Nos pertes vont s'élever à 100 000 $ », informe le producteur bovin Étienne Barrette. Les autres producteurs présents ont confirmé qu'ils subiraient également des pertes importantes du même ordre.

Comme plusieurs producteurs n'auront pas suffisamment de foin pour l'ensilage, ils devront en acheter ailleurs en région ou à l'extérieur. Comme le prix du transport pour le foin est élevé et que la Financière agricole ne paie pas pour l'achat du fourrage, les producteurs craignent de faire face à d'importantes difficultés financières.

Ils espèrent que cette sortie médiatique va faire réagir la Financière agricole afin qu'ils puissent obtenir des compensations adéquates. « On m'a dit qu'il était au courant de la situation. Avec la franchise qu'il faut payer et le fait qu'il ne paye pas pour l'achat du fourrage qui nous manque, ça nous décourage pas mal. La situation n'est pas la même partout dans la région. Il y a des coins, dont Saint-Bruno et Saguenay, qui n'ont pas manqué d'eau, et il y avait plus de neige au sol », a mentionné Mario Théberge.

En effet, selon les relevés météo, pour les autres secteurs, les précipitations ont été dans la moyenne, sauf à La Baie où on note 51 millimètres de moins de précipitation en juin.

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