Accès aux services d'eau et d'égout

Plus de 80 Chambordais désirent se joindre à Desbiens

Les secteurs concernés font partie des plus lucratifs... ((Photo le Quotidien, Laura Lévesque))

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Les secteurs concernés font partie des plus lucratifs pour Chambord, étant donné leur emplacement sur le bord du lac Saint-Jean.

(Photo le Quotidien, Laura Lévesque)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Plus de 80 Chambordais pourraient devenir Desbienois. Les résidants de trois domaines riverains situés à l'entrée de Chambord amorcent des démarches pour annexer leur territoire à la municipalité de Desbiens.

Une fusion qui permettrait aux villégiateurs du chemin de la Pointe-aux-Trembles et des domaines des Marais et du Norois, des secteurs limitrophes, d'avoir accès aux services municipaux d'eau et d'égout.

C'est un règlement sur les fosses septiques adopté par Chambord qui a donné l'idée aux résidants de joindre la municipalité voisine. Tous ceux qui n'ont pas accès au service municipal doivent, à leur frais, faire vérifier leur système d'évacuation et de traitement des eaux usées dans un délai de deux mois. Ces derniers disposent ensuite d'un an pour mettre aux normes leur fosse septique.

Le problème, c'est que plusieurs villégiateurs situés entre le lac Saint-Jean et le marais croient que leur système n'est pas conforme étant donné la proximité avec les deux plans d'eaux et les voisins.

«Ce n'est pas qu'on est contre. Au contraire, on veut ce qu'il y a de mieux pour l'environnement. On pensait d'ailleurs qu'on était tous conformes. Mais ça ne serait pas le cas et le seul système qui pourrait fonctionner coûte environ 20 000$. On serait 80 résidences à débourser ça. On vient de sauter le million! On a donc commencé à réfléchir sur une solution collective», raconte Robert Houle, président de l'Association des villégiateurs de Chambord et président de l'Association du domaine Le Marais.

C'est à ce moment que les résidants ont demandé aux élus de la municipalité de recevoir les services de Desbiens, tout en restant contribuables de Chambord.

«On avait entendu qu'un promoteur voulait s'installer à Chambord à condition que Desbiens fournisse l'eau et l'égout. On s'est dit qu'elle était là notre solution. Car le système municipal est le système le plus écologique et le plus efficace. On a essayé de faire des représentations à Chambord. Le conseil a dit oui, mais que ça serait à 100% à nos frais», explique M. Houle.

Une réponse qui n'a pas satisfait le groupe de citoyens qui représente une importante valeur foncière pour Chambord.

«On s'est dit qu'il n'y avait pas 36 solutions. On a donc décidé d'y aller directement avec une demande d'annexion. Et les premières conditions, c'est que cette demande doit venir des citoyens et qu'elle réponde à un réel besoin. Et c'est le cas, car Chambord n'a pas les moyens de nous apporter ces services», indique Robert Houle, précisant que la grande majorité des quelque 80 résidants ont signé en faveur de cette fusion.

Desbiens

La demande d'annexion sera présentée officiellement cette semaine aux élus de Desbiens. Il en revient ensuite à la municipalité «hôte» de poursuivre les démarches et d'en défrayer les coûts, selon le protocole établi par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (MAMOT).

«On va analyser la demande. Et si on décide de l'accepter, on va poursuivre les démarches et déposer les documents exigés par le ministère», répond le maire Nicolas Martel, qui préfère attendre avant de commenter davantage ce dossier.

Desbiens, qui possède une superficie terrestre de 10,5 km carrés, comparativement à 120,2 km carrés pour Chambord, détient la capacité pour desservir de nouveaux citoyens. Seulement un des trois bassins d'épuration est actuellement utilisé. Ces derniers se trouvent d'ailleurs devant les domaines en question sur le territoire de Chambord. Étant donné le peu d'espace dont dispose Desbiens, ces infrastructures ont été installées dans la municipalité voisine, sur un terrain qui lui a été cédé.

Les quelque 80 résidences ont une valeur foncière dépassant les 11 millions$. Ce qui pourrait se traduire par de nouveaux revenus pour la municipalité de Desbiens représente aussi d'importantes pertes monétaires pour Chambord.

Joint hier, le maire de l'endroit a assuré que la ville travaillait sur une solution pour accommoder ou soutenir les citoyens qui devront modifier leur fosse septique. Mais Gérard Savard n'était pas au courant de la demande d'annexion.

«On verra de quelle façon ça va procéder, ce que le ministère va dire. Mais il demeure évident que Chambord ne sacrifiera pas son territoire», insiste M. Savard.

Au Québec, quelques annexions ont été réalisées, au cours des dernières années. Plus récemment, un quartier de Carignan a déposé une demande semblable pour joindre Saint-Bruno. Cette demande est en traitement depuis près d'un an.

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