Saguenay s'en tire bien

Au Parc des Vingt-et-un, une seule des deux... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Au Parc des Vingt-et-un, une seule des deux structures de jeu répond aux normes en étant munies des informations de base qui permettent aux parents de s'orienter.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Anne-Marie Gravel
Le Quotidien

Armé de quelques notions de base, Le Progrès-Dimanche a visité certains parcs de l'arrondissement Chicoutimi afin de vérifier si la Ville se conforme aux normes de la CSA, bien qu'elle n'en soit pas tenue. Quoique de façon générale, Saguenay semble respecter volontairement les normes, quelques manquements ont été observés.

Dans l'ensemble des parcs de Saguenay visités, les balançoires sont installées de façon sécuritaire, respectant un espace de dégagement et de circulation devant et derrière. Par contre, plusieurs structures ne sont pas munies d'indications quant à l'âge recommandé d'utilisation, le nom du fabricant et ses coordonnées, qui doivent se trouver sur chaque module.

C'est le cas au parc du Bassin à proximité de la petite maison blanche. Une seule structure permettant de grimper et glisser est accessible. Petits et grands qui fréquentent le site utilisent donc le même module de jeu. Seule une petite étiquette cachée sous le module indique que le produit a été fabriqué aux États-Unis.

Les structures installées au parc de la rue d'Angoulême, également fabriquées aux États-Unis, sont aussi exemptes d'informations.

Même chose au parc Saint-Antoine sur la rue du Stade.

«Je n'envoie pas les enfants dedans, puisque je ne connais pas l'âge recommandé», a indiqué une responsable de service de garde (RSG) rencontrée sur les lieux avec ses tout-petits. «Ils devraient nous consulter quand ils aménagent les parcs», a ajouté une autre RSG présente au moment de notre visite.

Au coin des rues des Vingt-et-Un et des Cent-Associés, l'âge recommandé est indiqué sur une seule des deux structures du parc. D'autres parcs semblent pour leur part respecter les normes.

C'est le cas notamment des parcs Rosaire-Gauthier, des Carcajous sur la rue des Loups-Cerviers et Rivière-du-Moulin.

Toutes les installations ont été fabriquées au Québec.

Ville

Marie-Hélène Lafrance, porte-parole de la Ville, affirme que Saguenay se fait un devoir de respecter les normes lors de l'achat et de l'installation des modules de jeux.

«Quand on a besoin d'un module, on procède par appel d'offres et il est clairement indiqué dans le devis que la structure doit répondre aux normes Can-CSA à l'implantation et à l'achat», affirme-t-elle. «On se fait un devoir de le faire pour le bien-être des citoyens, même si on n'est pas tenus de soumettre un rapport au gouvernement ou a un ministère.»

Quant à l'absence d'indication sur l'âge recommandé d'utilisation de certains modules, la Ville estime que c'est au parent de veiller à la sécurité de son enfant. «On fait appel au bon jugement des gens.»

Elle confirme que ce sont des employés municipaux, de la direction de la Culture, sports et vie communautaire qui effectuent l'inspection des structures chaque année.

La norme C AN/CSA Z614 Aires et équipements de jeu de la CSA(Canadian Standards Association ou Association canadienne de normalisation) est applicable pour tous les Centres de la petite enfance (CPE) au Québec, pour les enfants d'âge préscolaire (18mois à 5 ans). Elle établit des normes à respecter afin d'assurer la sécurité des enfants. Elle est en vigueur depuis le 1er juin 2004. Des normes concernent également les structures pour enfants de 5 à 12 ans. Les municipalités et les institutions d'enseignement peuvent l'appliquer, mais ils n'y sont pas contraints.

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