Salle du conseil à l'hotel de ville de chicoutimi

Toujours pas de rampe d'accès

Ce citoyen de Saguenay qui se déplace en... (- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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Ce citoyen de Saguenay qui se déplace en fauteuil roulant a dû être transporté par quatre pompiers, jeudi, lors de la vente pour non-paiement de taxes. C'est le seul moyen pour les personnes à mobilité réduite d'avoir accès à la salle du conseil de l'hôtel de ville.

- Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Le siège de la démocratie municipale demeure inaccessible à plusieurs citoyens de Saguenay. Les personnes à mobilité réduite ne peuvent toujours pas se rendre seules à la salle du conseil, située dans l'enceinte de l'hôtel de ville, à Chicoutimi, parce qu'il n'existe aucune rampe d'accès ni ascenseur.

Cette question fait l'objet de discussions depuis 2008. Malgré des plaintes soumises par des citoyens, le statu quo demeure.

Jeudi, un homme en fauteuil roulant qui souhaitait assister à la vente annuelle pour défaut de paiement de taxes a dû être transporté par des pompiers. Les sapeurs ont soulevé la chaise du citoyen avant de gravir l'escalier menant à la salle des délibérations. Le même exercice a dû être répété à la fin de la rencontre pour l'aider à descendre.

Présidente de la commission Aînés et familles de Saguenay, la conseillère municipale Martine Gauthier convient qu'il s'agit là d'une situation inacceptable en 2015. Celle qui siège également à la commission des services communautaire et de la vie de quartier, dont le mandat est notamment d'assurer l'accessibilité aux services municipaux pour tous les citoyens, croit qu'il faut que les choses changent.

«Je pose la question en comité de suivi là-dessus chaque fois qu'on se réunit. Le conseil des aînés m'a également interpellée à ce sujet parce qu'il y a des problèmes dans les trois arrondissements. On en parle depuis 2009 pour l'hôtel de ville et la table qui regroupe tous les intervenants concernés veut que ça bouge. Il va se passer quelque chose bientôt parce que ça n'a tout simplement pas de bon sens», dit Martine Gauthier, qui a l'intention de ramener ce dossier à l'ordre du jour en septembre.

La conseillère signale que plusieurs options ont été étudiées par Saguenay, comme l'installation d'un ascenseur. Les coûts seraient toutefois exorbitants. L'installation d'un écran géant et d'un microphone dans le hall d'entrée de l'hôtel de ville afin de permettre aux personnes à mobilité réduite de visionner les assemblées publiques et d'intervenir fait partie des scénarios envisagés. Cela pourrait cependant avoir pour conséquence de mettre à l'écart les citoyens aux prises avec un handicap du reste de la population. À l'heure actuelle, les contribuables qui se déplacent en fauteuil roulant doivent aviser le personnel de l'hôtel de ville au préalable s'ils veulent s'assurer d'avoir accès à la salle du conseil.

Le conseiller jonquiérois Jonathan Tremblay est le nouveau président de la commission des services communautaires et de la vie de quartier. Il note que Saguenay se démarque dans l'ensemble du Québec pour les efforts déployés en matière d'accessibilité et croit que la situation qui prévaut à l'hôtel de ville est plutôt paradoxale.

«C'est sûr que j'amène ce point à la prochaine réunion de la commission. Je sais qu'il y a également un problème semblable au bureau de l'arrondissement de Jonquière», pointe l'échevin responsable du quartier #2.

Selon les informations transmises par l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ), les bâtiments municipaux construits avant 1976 n'ont aucune obligation d'offrir des mécanismes d'accès aux personnes à mobilité réduite. Les municipalités ont toutefois le devoir d'accommoder ces citoyens, qui ont le droit de réclamer un accommodement.

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