Stratégie de développement de l'aluminium

Stratégie de développement de l'aluminium

Le premier ministre Philippe Couillard a annoncé, hier,... (- photo le quotidien, rocket lavoie)

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Le premier ministre Philippe Couillard a annoncé, hier, lors d'une visite chez STAS, la mise en place d'une stratégie de développement de l'aluminium.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Pour la première fois de son histoire, le Québec se dote d'une stratégie de développement de l'aluminium dont l'objectif est de doubler la transformation de l'aluminium en sol québécois d'ici 2025 pour la porter à 10 G$ par année. Cette stratégie est établie autour de trois axes principaux et comprend 27 mesures destinées à soutenir les équipementiers et fournisseurs spécialisés. Une enveloppe de 32,5 M$ est réservée sur trois ans pour sa mise en oeuvre.

Le premier ministre Philippe Couillard, accompagné de son collègue, le ministre de l'Économie Jacques Daoust, en a fait le dévoilement hier après-midi lors d'une visite organisée chez STAS.

En conférence de presse, des représentants du ministère ont expliqué que la stratégie repose sur la mise en place d'un environnement favorable à la transformation de l'aluminium par exemple en facilitant l'accès du métal aux transformateurs en mettant à contribution Albecour, une branche d'Investissement Québec, ou en améliorant les pratiques d'achat et de vente de métal des transformateurs. L'accélération du développement des projets de transformation au Saguenay-Lac-Saint-Jean figure à cet axe avec une enveloppe de 750 000$. Une grosse partie de la stratégie repose sur l'appui aux projets d'investissement avec la bonification du programme Essor pourvue d'une enveloppe supplémentaire de 14 M$.

Selon Marie-Hélène Savard, ingénieure au ministère, la stratégie vise à favoriser l'utilisation de l'aluminium dans les infrastructures du ministère des Transports ou dans les projets de démonstration dans les édifices publics. Par exemple, lorsque des projets requérant de l'aluminium seront inclus dans la construction d'un pont ou d'un édifice gouvernemental, un montant de 8,6 M$ sera disponible pour assumer le surcoût. «Pour cette mesure, on s'est inspirés de la formule Cécobois. On aurait pu l'appeler Cécoaluminium et c'est la même application», commente Mme Savard.

Dans l'axe de renforcement de la filière québécoise qui comprend des mesures d'un total de 6,2 M$, une somme de 1,5 M$ sera disponible en appui aux initiatives d'accès à l'exportation, dont le projet Export-Équipementier, qui comprend six équipementiers de la région ciblant les marchés du golfe persique. L'aide permettra des missions commerciales sous une bannière commune tandis que 2 M$ sont réservés pour un nouveau programme de recherche en partenariat. Des mesures d'appui aux métiers de l'aluminium et à la formation de la main-d'oeuvre figurent aussi à la stratégie.

Enfin dans le volet visant à assurer la compétitivité des entreprises, des mesures sont incluses pour appuyer les PME pour la réalisation d'exercices stratégiques et le lancement d'un nouveau chantier pour les équipementiers et les fournisseurs spécialisés.

Lors de son point de presse, M. Couillard a rappelé que l'aluminium est un métal promis à un bel avenir en soulignant que la production du Québec se base sur une énergie hydro-électrique qui émet très peu de gaz à effet de serre comparativement à des producteurs ailleurs au monde qui sont de grands utilisateurs d'énergie fossile.

M. Couillard a mentionné que l'industrie de l'aluminium au Québec comprend 30 000 travailleurs, mais a refusé de fixer des objectifs cibles quant à la création de nouveaux emplois, compte tenu de l'imprévisibilité des technologies.

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