Les Autochtones sont impatients

Le chef Gilbert Dominique et le président régional... (René Bouchard)

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Le chef Gilbert Dominique et le président régional de la CSN, Engelbert Cottenoir.

René Bouchard

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Laura Lévesque
Le Quotidien

L'urgence d'arriver à une entente dans les négociations territoriales entre les Premières Nations innues et les gouvernements du Canada et du Québec a monopolisé les discussions, au dernier tour de table du Sommet économique. Et le chef des Pekuakamiulnuatsh Takuhikan, Gilbert Dominique, a été clair. Sa population ne patientera pas encore longtemps.

« On négocie depuis 35 ans.

On a signé une entente de principe d'ordre général en 2004. Aujourd'hui en 2015, on a le devoir d'arriver à des résultats assez rapidement. Le risque que l'on court, c'est assurément une perte de confiance de ma première nation, de ma population, envers le processus de négociation avec le Canada et le Québec. Ça fait 35 ans qu'on négocie, ça n'a pas de bon sens. Et on s'est endetté de 42 millions pour ces négociations. Si on n'arrive pas à la conclusion d'un traité, il y aura un mandat d'affirmation qui pourrait être confié au leaderpship des Pekuakamiulnuatsh. C'est donc un enjeu majeur sur le plan régional aussi. On a donc avantage à mettre tous les efforts pour en arriver à un traité », a exprimé le chef ilnu, Gilbert Dominique, rappelant qu'un traité donnera, en quelque sorte, l'équivalent d'un titre de propriété sur le territoire, mais aussi sur les ressources.

Les représentants d'Arianne Phosphate et Black Rock ont également plaidé en faveur de la conclusion d'un traité le plus rapidement possible. Car les droits ancestraux laissent planer une certaine incertitude, ce qui peut inquiéter le monde des affaires et les investisseurs.

« Le traité, il ne faut pas voir ça comme négatif. Une entente avec les Premières nations convertit une incertitude en certitude », a résumé le chef Dominique.

LE MAIRE TREMBLAY FAVORABLE

Le maire Jean Tremblay s'est montré en faveur d'un traité, mais sous des conditions raisonnables.

« Il faut admettre que le premier projet de traité, il y avait certaines clauses qui nous faisaient sursauter. Mais je suis certain qu'il y a moyen de s'entendre. Il y a moyen de les adoucir. Tout le monde souhaite un traité. Il faut cependant que ça soit raisonnable de part et d'autre », a-t-il mentionné.

Présent à la rencontre, le ministre responsable des Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, n'a rien promis, mais il estime que les négociations vont bon train en ce moment. Le chef Gilbert Dominique a rappelé qu'un traité donnera, en quelque sorte, l'équivalent d'un titre de propriété sur le territoire, mais aussi sur les ressources. - PHOTO LE QUOTIDIEN, RENÉ BOUCHARD

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