Vente aux enchères pour défaut de paiement de taxes

De bonnes affaires pour les investisseurs

La greffière Caroline Dion a animé la vente... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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La greffière Caroline Dion a animé la vente aux enchères, où environ 30 acheteurs étaient présents.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Cinq terrains et bâtiments d'une valeur totalisant 475 100 $ vendus pour le tiers du prix: c'est le genre de bonnes affaires que recherchaient les investisseurs, hier, à la vente aux enchères pour défaut de paiement de taxes de Saguenay.

Dix dossiers ont été présentés devant une trentaine d'acheteurs potentiels à l'hôtel de ville de Saguenay. Les ventes de près de 160 000 $ ont été conclues à l'instant, par chèque, traite bancaire ou argent comptant, ce qui a fait beaucoup de billets à compter.

Seul le prix de départ, qui correspond au montant des taxes municipales et scolaires impayées ainsi que les frais et les pénalités, est transmis à la Ville. La différence est gérée par un greffier spécial du gouvernement du Québec.

Même si l'ancien propriétaire possède un droit de retrait, ce qui lui permet dans l'année suivante de regagner sa propriété au prix des taxes dues plus 10 % du coût payé par l'acheteur, le tout est profitable pour les investisseurs qui sont assurés de faire des gains de 10 % ou de profiter de leur nouvelle acquisition.

C'est le cas d'un jeune couple possédant plusieurs immeubles locatifs à Saguenay et qui fait de cette activité presque un loisir, toujours présent depuis quatre ans. Cette année, Simon et Julie, qui préfèrent utiliser des noms fictifs pour rester discrets, n'ont cependant rien acheté. Ils étaient à la recherche de maisons pour les louer, mais aucune ne correspondait à leurs critères.

«Quand nous sommes venus vérifier la semaine dernière s'il restait des propriétés intéressantes pour nous, il y en avait 39 inscrites. Les gens attendent vraiment à la dernière minute pour payer leurs taxes. Souvent, ils sont dans des situations malheureuses. Nous avons déjà connu une dame qui était incapable de les payer parce que son mari était malade», confie Julie.

Elle a eu vent de ce genre de vente par un de ses enseignants, greffier de carrière, lors de ses études en comptabilité. «On connaît pas mal tous les gens qui sont ici. On se parle un peu avant que ça commence pour savoir ce que les autres recherchent. Certains sont plus dans le commercial, d'autres dans le résidentiel. On a bien du plaisir à participer», poursuit-elle.

La ville, créancier et acheteur

Au cours de la vente, Saguenay a elle-même acquis un terrain d'une valeur de 37 500 $ de la rue Sainte-Monique, à Chicoutimi, au prix des taxes qui lui étaient dues, soit 2026,83 $.

«La Ville avait des intérêts pour ce terrain, car il longe une piste cyclable et il est situé à proximité d'autres terrains municipaux. Du même coup, on peut assurer sa pérennité et avoir un accès pour de l'aménagement au besoin», explique la responsable des communications, Marie-Hélène Lafrance.

Lorsque l'avis public a été publié, 66 dossiers étaient inscrits. Pour les propriétés qui n'ont pas été vendues, les propriétaires ont jusqu'à l'année prochaine pour payer les frais, sans quoi elles seront présentées dans une autre vente aux enchères.

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