Projet-pilote de coupe forestière à La Doré

Pour récolter plus de biomasse

Le maire Jacques Asselin discute avec l'opérateur Carl... ((Photo Le Quotidien Louis Potvin))

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Le maire Jacques Asselin discute avec l'opérateur Carl Potvin sur les manières de travailler pour être le plus efficace possible.

(Photo Le Quotidien Louis Potvin)

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Louis Potvin
Le Quotidien

La municipalité de La Doré, en collaboration avec l'usine de cogénération Greenleaf Power de Saint-Félicien, réalise un projet de coupe forestière qui permet de récolter en même temps la biomasse.

«Nous voulons établir le coût des opérations forestières et voir s'il sera possible de transposer la méthode de faire à plus grande échelle», explique le maire de La Doré Jacques Asselin.

La municipalité a confié à la Corporation d'aménagement et de développement de La Doré la gestion de son projet. La coupe forestière se réalise dans un boisé situé à proximité de la scierie de Produits forestiers Résolu. Le volume de bois estimé est de 1500 mètres cubes. «Selon nos calculs, il y aura 1200 mètres cubes de qualité sciage et le reste sera déchiqueté pour en faire de la biomasse», explique le magistrat.

En vendant le bois à 56$ du mètre cube et la biomasse à 16$ la tonne métrique livrée, les profits pourraient osciller entre 30 000$ et 40 000$, estime le maire. Les billes d'épinette et de sapin seront vendues à Résolu ou à un autre preneur. Pour ce qui est du tremble et du bouleau, il sera transformé en biomasse ou conservé debout pour le projet éventuel de scierie de tremble à La Doré.

La méthode de coupe permet de récolter 22% plus de volume de bois que lorsque fait avec des multifonctions. La bucheuse coupe l'arbre sans l'ébrancher et en conservant la cime. «On coupe tous les arbres, même les chicots. Ensuite, la débusqueuse sera utilisée pour approcher le bois, puis il sera ébranché. Tout ce qui peut faire de la biomasse sera déchiqueté et transporté à l'usine de Saint-Félicien», mentionne le magistrat.

L'opérateur rencontré sur place, Carl Potvin, a mentionné que la coupe se faisait relativement bien, mais que les manipulations suivantes prendront un peu plus de temps, ce qui augmentera les coûts. L'équipe associée au projet va, à la lumière de cette expérience, développer une méthode de travail qui sera la plus productive possible afin de rentabiliser les opérations.

«Nous avons décidé de nous mouiller, car personne ne voulait le faire. Dans un contexte de valorisation des bois, je pense qu'il est normal d'essayer de récupérer la biomasse. C'est une manière de faire de la foresterie moderne», a-t-il laissé tomber.

C'est dans quelques jours que l'équipe sera en mesure de dresser un bilan de ce projet-pilote.

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