Alma a gagné à la loterie AP44

La stabilité opérationnelle a payé

Étienne Jacques, chef des opérations de Rio Tinto-Métal... ((Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens))

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Étienne Jacques, chef des opérations de Rio Tinto-Métal primaire pour l'Amérique du Nord, et Guy Gaudreault, directeur de l'Usine Alma, assurent que les équipementiers de la région disposeront d'un savoir-faire unique sur la planète après avoir participé à la modernisation des installations actuelles de l'entreprise à Alma.

(Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Grâce à sa grande stabilité opérationnelle et à ses performances de production, l'Usine Alma a su se démarquer et remporter la loterie AP44 au sein du groupe aluminium de Rio Tinto.

La direction de la multinationale a confirmé, lundi, l'implantation de la technologie AP44 à Alma plutôt qu'en sol européen.Soumise à une période de développement qui devrait s'étendre jusqu'à la fin de 2016, cette nouvelle génération de cuves est conçue pour remplacer les anciens équipements de type AP3x. On prévoit amorcer la métamorphose complète de l'Usine Alma à compter du troisième trimestre de 2016, dans le cadre d'une campagne de réfection qui nécessitera cinq ans.

En ce qui a trait à la phase expérimentale, qui a été officialisée lundi, Rio Tinto y investira une douzaine de millions de dollars. De cette enveloppe, 10 millions $ seront accordés, sous forme de contrats, à des équipementiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Ces PME pourront évoluer au rythme de l'AP44, et ainsi développer un savoir-faire unique sur la planète. Il s'agit d'un avantage concurrentiel considérable dans la mesure où, tel que mentionné par le chef des opérations de Rio Tinto-Métal primaire pour l'Amérique du Nord, Étienne Jacques, on dénombre quelque 6000 cuves de technologie AP3x dans le monde et que celles-ci devront toutes être remplacées un jour ou l'autre. Chez Rio Tinto, on souhaite que l'AP44 devienne la solution incontournable.

Contexte difficile

Lundi matin, alors que Rio Tinto procédait au dévoilement de sa stratégie AP44, le London Metal Exchange (LME), qui dicte le cours des métaux, fixait à quelque 1660 $ US le prix de la tonne d'aluminium. Malgré la prime du Midwest, qui majore ce montant de quelques centaines de dollars, la faiblesse actuelle du métal gris constitue un frein à d'éventuelles expansions, a réitéré Étienne Jacques.

Néanmoins, Rio Tinto a choisi de poursuivre son développement au Québec en vue d'une reprise du marché.

« Les planètes ne sont pas alignées pour un grand projet. Toutefois, comme je l'ai mentionné il y a quelques semaines, nous avons le devoir de positionner nos installations pour le futur. C'est un changement de stratégie entrepris il y a quelques années déjà. On travaille toujours pour le coup de circuit, mais on travaille aussi, maintenant, à saisir toutes les opportunités », a indiqué le chef des opérations.

Directeur de l'Usine Alma, Guy Gaudreault a poursuivi en précisant qu'une fois la campagne de réfection des cuves complétée, la capacité de production sera accrue d'environ 50 000 tonnes métriques par année.

En 2013, l'Usine Alma a produit 460 000 tonnes d'aluminium.

Outre l'enveloppe de 12 millions $ dédiée au développement de la technologie AP44, Rio Tinto a confirmé, au cours des dernières semaines, des investissements de 2,2 millions $ au centre de coulée d'Arvida, de 64 millions $ à l'usine Grande-Baie et de 6,3 millions $ pour la réalisation d'études sur l'avenir de la raffinerie d'alumine Vaudreuil et de son site d'entreposage des résidus. Celui-ci devrait atteindre sa pleine capacité en 2022, selon la compagnie.

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