DPJ du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les signalements de plus en plus nombreux

Marc Thibeault, directeur général adjoint aux programmes sociaux... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Marc Thibeault, directeur général adjoint aux programmes sociaux et de réadaptation du CIUSSS; Sonia Boivin, directrice de la protection de la jeunesse et Sophie Turgeon, cadre supérieure au Centre jeunesse ont tracé le bilan de l'exercice 2014-2015.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Les enfants du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont ceux qui ont fait l'objet du plus haut taux de signalements retenus dans la province, selon les données fournies par la Direction régionale de la Protection de la jeunesse (DPJ).

De façon générale, la DPJ a reçu 4847 signalements d'enfants maltraités en 2014, en hausse de 7,4 % comparativement à l'exercice 2013-2014. Du total, 1152 ont fait l'objet d'un suivi comparativement à 1066 l'an dernier. Les cas de négligence (50 %), de mauvais traitements psychologiques, troubles de comportement (16 %) et d'abus physiques (13 %) sont encore trop nombreux.

À l'occasion de son bilan annuel, la nouvelle directrice de la DPJ, en poste depuis le 13 mai, Sonia Boivin, accompagnée de Marc Thibeault, directeur général adjoint des programmes sociaux et de réadaptation au CIUSS, et Sophie Turgeon, cadre supérieure au Centre jeunesse, ont mentionné que la DPJ fait face à des situations de plus en plus complexes avec des enfants ayant des problèmes de comportements, de santé mentale et de consommation de matières illicites. Il en découle que la durée des interventions augmente également.

Hausse constante

Depuis la mise en place de la Loi sur la protection de la jeunesse en 1979, les signalements ont connu une hausse de 189 % à l'échelle provinciale. En 2014, 86 861 signalements ont été enregistrés au Québec, en croissance de 4,8 %.

La DPJ a rappelé l'importance pour la population de signaler les cas de maltraitance puisque le coût social engendré fait sentir ses effets à moyen et long terme pour ces enfants. Des problématiques liées à l'attachement, au développement cognitif, affectif, social, moteur, de santé mentale et d'insertion sociale et professionnelle découlent des carences subies.

En cette période d'austérité budgétaire, Mme Boivin a rappelé l'importance de demeurer à l'écoute des besoins fondamentaux des enfants. Les services qui leur sont assurés doivent être considérés comme un investissement dans l'avenir, a indiqué Mme Boivin.

Dans la région comme ailleurs

Invité à commenter la situation budgétaire des services jeunesse, M. Thibeault a rappelé que la région n'est pas différente du reste de la province, mais a ajouté que la création du CIUSSS a permis de faire tomber les frontières entre les différents organismes oeuvrant auprès des jeunes.

Le fait de regrouper tous les services sous un même chapeau permet de fournir des services en continu, de faire tomber certaines règles de confidentialité qui existaient entre les organismes tout en permettant d'utiliser les services présents dans les CLSC, en réadaptation, santé mentale et dépendances. M. Thibeault a ajouté que le réseau continue d'être en construction à la suite de l'abolition de plusieurs postes de cadres.

Budget

Il a précisé que les services jeunesse comptent sur un budget d'environ 50 M$ en plus d'une enveloppe de 20 M$ accordée aux CLSC. Lors de leur présentation, les dirigeants ont diffusé un vidéo permettant de donner la parole aux enfants démontrant que pour se développer pleinement, ils dont besoin d'amour, de sécurité et de stabilité.

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