Projet minier du Lac à Paul

Les Premières nations innues se montrent ouvertes

Pierre Fitzgibbon, président d'Arianne Phosphate, et les chefs... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Pierre Fitzgibbon, président d'Arianne Phosphate, et les chefs René Simon, Martin Dufour et Gilbert Dominique ont signé, hier, une première entente de coopération en vue de la concrétisation du projet minier du Lac à Paul.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Laura Lévesque
Le Quotidien

Arianne Phosphate et les Premières Nations de Pessamit, Essipit et Mashteuiatsh signent une entente de coopération qui couvrira la phase d'exploration et de préconstruction de la mine du Lac à Paul. Un premier pas dans le processus de consultation qui mènera à l'Entente sur les répercussions et les avantages (ERA) qui devrait être entérinée avant l'émission du décret gouvernemental approuvant le projet.

La collaboration des autochtones, rappelons-le, est une condition sine qua non à la concrétisation du projet de 1,2 milliard$.

«La signature de l'entente ne signifie pas que nous sommes en accord avec tous les aspects du projet. Il s'agit d'une ouverture visant l'approbation du projet par les Premières Nations», précise le chef innu de Pessamit, René Simon, de passage à Saguenay, hier pour signer l'entente.

La construction de la mine nuira inévitablement aux activités traditionnelles des Premières nations. Le projet minier touchera en effet au nitassinan, le territoire ancestral des Innus.

«L'enjeu entourant la pratique des activités traditionnelles est important. Parce qu'un tel projet cause des dommages permanents sur les sites. Il y a ça à considérer. Nous voulons donc trouver des solutions à ces préoccupations», mentionne le chef de Mashteuiatsh, Gilbert Dominique.

Pour la société, cette entente permettra de sécuriser les investisseurs.

«Ma présence ici démontre l'importance que le conseil d'administration accorde à cette entente. Sans une coopération, il n'y a pas de projet. Ce n'est pas qu'une question de permis, c'est une question d'harmonie. Cette initiative-là est très importante pour convaincre les investisseurs hors Québec. Ces gens-là veulent s'assurer qu'on est en harmonie avec le gouvernement, mais aussi les communautés. Ce sont des conditions qui sont essentielles pour les étrangers. Il faut que le contexte géopolitique soit favorable», pointe le président du conseil d'administration d'Arianne Phosphate, Pierre Fitzgibbon, qui tenait à se déplacer dans la région pour annoncer l'entente.

RETOMBÉES

Cette entente prévoit également une participation équitable des trois communautés aux retombées économiques de la phase initiale, selon leurs compétences et les besoins du projet, notamment en matière d'emploi et de contrats.

«Il ne faut pas manquer le bateau avec Arianne Phosphate. On a l'intention de former une société en commandite, les trois communautés ensemble, pour s'assurer qu'il y ait le plus de retombées dans nos milieux», précise le chef Simon, souhaitant que les entreprises innues et la population puissent profiter de la manne. Les Premières nations n'écartent pas non plus la possibilité d'investir dans le projet. Mais les trois chefs n'en sont pas rendus là dans leurs réflexions. Quant au montage financier du projet, l'entreprise laisse entendre que d'importantes annonces seront effectuées avant la fin de l'année 2015.

PORT TERMINAL MARITIME

Dans une décision rendue hier, l'Agence canadienne d'évaluation environnementale ordonne la confection d'une évaluation environnementale du Projet Terminal maritime en rive nord du Saguenay, en vertu de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale. Une étape naturelle au projet proposé par l'Administration portuaire de Saguenay pour le compte d'Arianne Phosphate.

L'Agence canadienne d'évaluation environnementale commence donc une évaluation environnementale et invite le public à présenter des commentaires jusqu'au 11 juillet 2015 sur les lignes directrices proposées pour la préparation de l'étude d'impact environnemental. Ce document précise ce qui devrait être examiné au cours de l'évaluation environnementale. En effet, lorsqu'une évaluation environnementale a été jugée nécessaire, le public a l'occasion de donner son avis sur les aspects environnementaux susceptibles d'être touchés par le projet et sur ce qui devrait être étudié dans le cadre de l'évaluation environnementale.

Le public sera consulté à plusieurs autres reprises dans ce processus, dont plusieurs étapes restent à franchir.

llevesque@lequotidien.com

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