Îlot des Pensées à Jonquière

Abus dénoncés sur des résidants

La plainte, qui porterait sur des actes d'attouchements... ((Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais))

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La plainte, qui porterait sur des actes d'attouchements et d'exhibitionnisme, a été enregistrée le 9 juin au centre d'hébergement Les Années d'Or.

(Photo Le Quotidien, Marianne L. St-Gelais)

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Dominique Gobeil
Le Quotidien

Un homme et une femme souffrant de déficiences physiques auraient été abusés par l'employé de la Coopérative de solidarité de services à domicile du royaume du Saguenay (CSSDRS) qui leur prodiguait des soins d'assistance.

Le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, confirme qu'une plainte venant de deux personnes a été prise le 9 juin au centre d'hébergement des Années d'Or, sur la rue des Pensées à Jonquière, et que le Bureau des enquêtes criminelles travaille sur le dossier. La plainte serait pour attouchements et exhibitionnisme. La directrice générale de la CSSDRS, Lynda Bélanger, assure que le présumé suspect a été congédié.

Les bénéficiaires dont il est question demeurent dans un îlot résidentiel de l'Office municipal d'habitation de Saguenay (OMHS), qui se situe probablement aussi sur la rue des Pensées ou en face sur le boulevard René-Lévesque. Ils reçoivent des soins de santé à domicile par le Centre universitaire intégré de santé et de services sociaux (CIUSSS), en plus des services résidentiels de la coopérative.

«Il y a une nuance qu'il est bien important de comprendre, souligne la responsable des communications à l'hôpital de Jonquière Joëlle Savard. Les soins de santé sont donnés par des professionnels, par exemple une infirmière, un travailleur social ou un ergothérapeute, selon les besoins des patients. Les soins de soutien consistent plutôt à de l'assistance pour la cuisine, l'hygiène, les tâches ménagères, etc.»

La CSSDRS offre ses services dans sept résidences pour personnes âgées et six établissements pour des personnes ayant des déficiences physiques à Chicoutimi et à Jonquière. Lorsque le CIUSSS évalue les besoins d'un patient et qu'il constate que des soins d'assistance sont nécessaires, il fait affaire avec la coopérative.

Dès que Lynda Bélanger a été mise au courant de la situation, l'employé a été suspendu pour une enquête interne, puis mis à pied. Elle a aussi averti les responsables du CIUSSS.

«Cela fait partie de notre rôle de prendre des mesures nécessaires à la sécurité de nos patients. Une équipe a été déployée pour soutenir et rassurer les personnes touchées, ainsi que leur famille», explique Joëlle Savard. Elle admet que cette action aurait pu prendre la forme d'une aide pour formuler une plainte.

«Personne n'est à l'abri d'une situation de ce genre. On valide tous les antécédents criminels de nos employés et ils suivent une période de probation. Si on avait eu le moindre doute, il n'aurait pas travaillé pour nous», s'attriste la directrice générale, qui ne veut pas faire de commentaires qui nuiraient à l'enquête.

Elle croit aussi que toutes les mesures nécessaires en son pouvoir ont été prises. «Il y a en a déjà beaucoup qui existent. Il y a des vérifications, et des gestionnaires et des travailleurs sociaux visitent souvent les bénéficiaires.»

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