Fermeture des usines à papier d'Alma et Roberval.

Greenpeace refuse de prendre le blâme

Nicolas Mainville en a marre que Résolu fasse... ((Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Nicolas Mainville en a marre que Résolu fasse porter l'odieux de leur décision sur Greenpeace.

(Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

Greenpeace refuse de prendre le blâme de la fermeture des usines à papier d'Alma et Roberval.

«Il y a des limites de mettre les problèmes de Résolu sur notre dos et qu'on serve de bouc émissaire pour les mauvaises décisions que prend cette compagnie», a déclaré le directeur de Greenpeace Québec, Nicolas Mainville.

Pour que les choses changent une fois pour toutes, Greenpeace demande aux gouvernements du Québec et de l'Ontario d'intervenir et de convoquer tout le monde à une même table. «Ça suffit! Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités et agisse. Ce n'est pas d'une campagne de marketing que nous avons besoin, mais d'obtenir un plan qui va nous dire comment la compagnie va faire pour recouvrer la certification FSC», a-t-il ajouté.

Rappelons que Résolu, pour retrouver cette certification, doit négocier avec Québec pour qu'un litige avec les autochtones se règle et que le plan pour le rétablissement du caribou forestier soit déposé.

Nicolas Mainville martèle que ce sont les décisions de l'entreprise qui sont les causes des fermetures. «Nous, on veut que les communautés et les travailleurs vivent de la forêt, mais Résolu ne fait rien pour y arriver. De plus, ils semblent vouloir nous faire porter l'odieux de leur décision alors qu'ils investissent 260 M$ aux Tennessee et transfère leur production aux États-Unis. Ils changent de cassette chaque semaine. Une fois c'est nous, l'autre c'est le coût de la fibre au Québec ou autre chose. Ils ne sont jamais contents. La haute direction prend des décisions périlleuses, c'est ça le problème», critique-t-il, ajoutant que depuis 2011, le nombre d'emplois a chuté de 2700 chez Résolu, tandis qu'il a augmenté de 700 chez Domtar et 400 chez Canfor. Des chiffres que nous n'avons pas pu vérifier.

Forêt boréale

Nicolas Mainville assure que jamais Greenpeace n'a fait pression pour que les produits provenant de la forêt boréale soit bannis. «Ça, c'est ce que prétend Résolu et ça ferait leur affaire. Ça n'a jamais été le cas et c'est clair. Nous, c'est sur la protection des forêts intactes et sur l'obtention de la certification FSC que nous voulons que Résolu s'engage. Ça fait deux ans qu'on demande qu'il propose un plan et on attend toujours», laisse-t-il tomber.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer