Installations québécoises de Rio Tinto Alcan

1200 emplois de moins en trois ans

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Le nombre d'«emplois Alcan» a diminué depuis la signature de la dernière convention, à l'Usine Alma.

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Alors qu'il y avait 6100 employés dans les installations québécoises de Rio Tinto Alcan en 2011, ce nombre est passé à 4905 en 2014. Et les données de l'année dernière incluent «les sous-traitants de classe 1», ce qui n'était pas le cas en 2011.

La fermeture de l'Usine Shawinigan, en 2013, a certes eu une grosse influence sur le nombre d'emplois. Quelque 450 personnes y ont perdu leur travail. Les usines de la région n'ont toutefois pas été épargnées. Au Complexe Jonquière, par exemple, plus de 600 retraités ont été remplacés par environ 370 nouveaux venus. À Alma, de nombreux «emplois Alcan» ont aussi été perdus depuis la signature de la dernière convention, après un long lock-out. À l'Usine Grande-Baie, la seule non-syndiquée au Saguenay-Lac-Saint-Jean, des sources nous confirment que le nombre d'employés a diminué dans presque tous les corps de métier. «Avant, il arrivait que nous ayons du "lousse", maintenant on oublie ça. Et ça continue. Il y a des coupes régulièrement», confie un employé de l'usine baieriveraine qui ne veut pas être nommé. D'ailleurs, tous les employés que nous avons approchés ont refusé d'être identifiés dans le journal.

Les données n'incluent pas le siège social de Rio Tinto Alcan à Montréal, où entre 110 et 170 personnes verront leur poste être aboli en 2015. Il a par ailleurs été impossible de savoir, hier, quelle est la proportion de «sous-traitants de classe 1» parmi les 4905 employés.

Les données quant au «nombre moyen d'employés» ont été publiées dimanche par Rio Tinto Alcan dans son Rapport sur le développement durable 2014. On apprend aussi dans ce rapport que les salaires et avantages sociaux octroyés par RTA à ses employés québécois ont chuté de 77,3 M$ en 2014 par rapport à 2013. Selon le document, cette baisse serait due au Nouveau modèle d'affaires implanté à l'Usine Arvida ainsi qu'à la fermeture de l'Usine Shawinigan.

«Il y a eu beaucoup de départs à la retraite au cours des dernières années. Certains postes n'ont pas été remplacés, explique la responsable des communications de Rio Tinto Alcan, Claudine Gagnon. Le Nouveau modèle d'affaires a aussi permis l'implantation de plus de sous-traitance à l'Usine Arvida, ce qui diminue le nombre d'employés dans les données. Les conditions du marché ont un très gros impact sur les stratégies de l'entreprise.»

Hier, la valeur de l'aluminium se situait à 1695$ la tonne. Lors de son «pic» historique, à l'été 2008, la tonne d'aluminium valait 3380$.

Sous-traitance

Les employés mentionnent qu'au-delà de l'aspect de la sous-traitance, le nombre d'emplois nécessaires pour effectuer une tâche a beaucoup diminué au fil des ans, en outre en raison des avancées technologiques. «Des usines de 3000 ou 4000, ça n'existera plus», affirme un syndiqué qui a vécu l'époque de «l'abondance en termes d'emplois».

En 2014, Rio Tinto a affiché un profit de 9,3 G$ US. Sa division aluminium est celle qui a le mieux performé, avec des bénéfices de 1,25 G$ US, en hausse de 124%. RTA et ses employés sont présentement en période de négociations pour le renouvellement des conventions collectives. Un blitz de négociations a débuté le 19 mai.

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