Fermes laitières, fromagers, producteurs d'oeufs et de poulettes

Unis pour la gestion de l'offre

Le président des producteurs de poulettes du Québec,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

Le président des producteurs de poulettes du Québec, Carl Bouchard, le deuxième vice-président des Producteurs d'oeufs du Québec, Nicholas Tremblay, le vice-président des Producteurs de lait de la région, Daniel Gobeil et le président régional de l'UPA, Yvon Simard, ont lancé, hier, la campagne «Forts et unis pour la gestion de l'offre».

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Laura Lévesque
Le Quotidien

Après les propriétaires de fermes laitières et les fromagers, les producteurs d'oeufs et de poulettes de la région exigent le maintien intégral du système de gestion de l'offre dans le futur accord de partenariat transpacifique (PT), pour lequel les négociations sont en cours.

En collaboration avec l'Union des producteurs agricoles (UPA), le deuxième vice-président des Producteurs d'oeufs du Québec, Nicholas Tremblay, le vice-président des Producteurs de lait de la région, Daniel Gobeil, et le président des Producteurs de poulettes du Québec, Carl Bouchard, ont lancé, hier, la campagne «Forts et unis pour la gestion de l'offre». Une campagne provinciale d'affichage pour sensibiliser la population à cet enjeu.

«La région produit 5% des oeufs québécois. Ça représente environ 150 emplois directs et indirects dans cinq fermes. Et un affaiblissement du système de gestion de l'offre, c'est prendre le risque de faire disparaître ces cinq fermes sur le territoire. Parce que pour un producteur de 20 000 poules, c'est énorme de pouvoir penser compétitionner avec les Américains. C'est impensable avec des fermes qui ont 2, 3 ou 4 millions d'oiseaux sur le site», insiste Nicholas Tremblay, un des cinq producteurs d'oeufs du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le gouvernement conservateur s'engage, depuis quelques semaines, à maintenir le régime canadien. Mais ce que les producteurs craignent, ce sont de nouvelles concessions qui, à moyen court terme, viendraient démanteler le système. Parce qu'après la première brèche provoquée dans l'accord de libre-échange avec l'Europe, de nouveaux accès au marché canadien pourraient carrément signer la mort de la gestion de l'offre, croient les producteurs.

«Le système repose sur trois piliers. La planification de la production et le prix négocié en fonction du coût de production, ce sont deux choses que les producteurs peuvent influencer. Mais les producteurs n'ont aucun contrôle sur les importations qui jouent un grand rôle sur l'offre sur notre marché. C'est ce pilier qui est en jeu. Le système fonctionne avec les trois, mais si on touche à un des piliers, ça ne tient plus», explique Daniel Gobeil.

«Le passé est garant de l'avenir. Le gouvernement fédéral a cédé une fois avec l'entre Canada-Europoe, donc on est craintif sur sa parole», ajoute le président régional de l'UPA, Yvon Simard.

Le système permet également d'éviter de subventionner ces productions, contrairement à plusieurs autres pays dans le monde, pointe le président des producteurs de poulettes du Québec, Carl Bouchard. La production qu'il représente est le seul maillon de la filière avicole à ne pas faire partie du système. Ses membres souhaitent cependant l'instaurer pour obtenir un prix juste et équitable pour leurs poulettes (la poule domestique âgée entre 1 jour et 19 semaines) qui sont ensuite destinées à la production d'oeufs.

«Le système de gestion ne coûte rien au gouvernement. Il fonctionne depuis 30 ans et suscite l'envie à travers le monde. Mais la moindre brèche aurait des conséquences désastreuses sur la production de poulettes au Québec. Quand on traverse des crises comme ça, l'important c'est de rester unis. On est de moins en moins de producteurs et il faut s'assurer de l'appui de la population. On est dans une phase critique dans les négociations, il faut donc rester plus unis que jamais, et ce, peu importe la production qu'on représente», croit le président provincial, également producteur de la région.

Les producteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean devraient afficher leur bannière «Forts et unis pour la gestion de l'offre» le temps des négociations de l'entente PTP. Une rencontre entre les producteurs de lait et le ministre Denis Lebel devrait avoir lieu avant la fin du mois de juin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer