Greenpeace encore montrée du doigt

Arrêts temporaires à Dolbeau et Alma

L'usine de Dolbeau-Mistassini de Résolu fermera pendant dix... (Photothèque Le Soleil)

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L'usine de Dolbeau-Mistassini de Résolu fermera pendant dix jours du 22 juin au 2 juillet.

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Louis Potvin
Le Quotidien

Le scénario se répète. La papetière Dolbeau de Produits forestiers Résolu ferme pour une période de dix jours tandis que les machines à papier #9 et #10 à Alma vont cesser de produire pendant trois semaines.

«C'est une baisse pour la demande pour le papier principalement due aux pressions exercées par les activistes qui nous obligent à prendre cette décision. On n'a pas le choix, il faut composer avec le fait que nos clients nous demandent d'avoir du papier qui ne vient pas de la forêt boréale. Ils cèdent au chantage et à la désinformation des activistes», a expliqué en entrevue le porte-parole de Résolu, Karl Blackburn.

Pour l'usine de Dolbeau-Mistassini, la fermeture aura lieu du 22 juin au 2 juillet. Plus de 110 travailleurs sont touchés. La centrale de cogénération va rester en production. Pour l'usine d'Alma, la machine à parier #9 sera fermé du 15 juin au 6 juillet tandis que la #10 cessera de fabriquer du 6 au 27 juillet. 30 travailleurs seront touchés au total pendant cette période 6 semaines.

Karl Blackburn assure que ces fermetures ne se prolongeront pas après la période déterminée. Par contre, il ne s'engage pas pour le futur. «Pourtant, un dirigeant de Greenpeace international nous a tendu la main lors de notre assemblée générale annuelle, il faut croire que ça n'a pas duré, la campagne de peur se poursuit. On ne peut pas prédire les effets à long terme que ça va représenter sur nos installations», a-t-il confié.

Crainte à Dolbeau-Mistassini

Cette nouvelle réveille des craintes à Dolbeau-Mistassini qui a vécu avec la réalité d'une fermeture définitive, il y a quelques années. On ne veut pas que cet arrêt de production soit le signe d'une mort annoncée. Le président du syndicat, Pascal Cloutier, n'y va pas par quatre chemins. «C'est la faute à Greenpeace. Qu'ils ne viennent pas dire le contraire. Y a pas de cachette à y avoir, nous imprimons du papier pour des compagnies qui sont visées par Greenpeace. Ils font tout pour empêcher les clients d'acheter des produits de la forêt boréale, ce n'est même plus la norme FSC. Ça va finir quand et où? C'est un début. Ce sont des répercussions directes de leurs attaques», critique-t-il.

Pascal Cloutier soutient que l'usine dolmissoise est très productive et produit du papier de qualité. «Ce n'est pas de ce côté le problème. Ce sont les commandes qui baissent! À un moment donné, il va falloir qu'il y ait des gens qui se réveillent. C'est à se demander si c'est Grenpeace qui mène au Québec. Il faut faire de quoi pour arrêter leur saccage. Ça presse, sinon il va être trop tard», laisse-t-il tomber.

Rappelons que Greenpeace a fait des pressions auprès Best Buy, 3 M et les pharmaceutiques Rites Aid et CVS pour qu'ils s'approvisionnent en papier certifié FSC pour leurs circulaires.

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