Acquisition de la société française Brochot SA

Mecfor s'ouvre les portes de la Chine et de la Russie

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Mecfor poursuit son expansion à l'internationale en faisant l'acquisition des propriétés intellectuelles de la société française Brochot SA.

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Mecfor poursuit son expansion à l'internationale en faisant l'acquisition des propriétés intellectuelles de la société française Brochot SA. Cette transaction permet non seulement à l'équipementier saguenéen de bonifier son offre de produits, mais également d'envisager une percée en Chine et en Russie.

L'automne dernier, la faillite du groupe Brochot a été déclarée. Faute de susciter l'intérêt d'un promoteur, ses actifs ont été mis en liquidation judiciaire par le tribunal du commerce de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Comptant plus de 160 employés en France, la société d'ingénierie se spécialisait principalement dans la conception et la fabrication d'équipements destinés aux usines d'aluminium de première fusion.

« Nous étions intéressés aux droits intellectuels, qu'on appelle aussi les actifs incorporels », explique la présidente et chef de la direction de Mecfor, Éloïse Harvey, ajoutant qu'il a fallu environ quatre mois pour compléter la transaction, laquelle a finalement été entérinée le 2 juin.

Nouveaux marchés

Mecfor exporte plus de 50 % de sa production. Or, bien que présente aux quatre coins du globe, l'entreprise de Chicoutimi ne s'est encore jamais aventurée sur les territoires de la Chine et de la Russie. Brochot, quant à elle, a su s'implanter dans ces marchés.

Comme Mecfor s'engage à assurer le service après-vente des appareils vendus par Brochot, les portes de ces pays s'ouvrent naturellement à elle.

« Nous n'avons pas investi d'énergie à développer ces territoires jusqu'ici. Mais comme les équipements de Brochot sont dans certaines usines en Chine et en Russie, nous allons prendre contact avec les clients. Nous allons assurer le service après-vente et fournir les pièces de rechange. La transaction nous donne des opportunités intéressantes, sur des territoires différents », souligne Éloïse Harvey.

Afin de s'acquitter de ses nouvelles responsabilités, Mecfor compte se doter d'un bureau satellite en France. Celui-ci sera composé d'une équipe restreinte de représentants. Leur mandat sera d'assurer le relais auprès des alumineries autrefois desservies par Brochot.

En ce qui a trait à la production, la direction de Mecfor compte la rapatrier dans ses installations du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Il est encore trop tôt pour avancer des chiffres, mais avant la faillite et la liquidation de Brochot, le groupe employait 168 personnes en France. Je ne dis pas que nous allons appliquer le même modèle, mais on a la possibilité de créer de l'activité économique dans la région. Nous voulons concevoir et fabriquer à partir d'ici, au Saguenay-Lac-Saint-Jean », affirme la pdg de Mecfor.

« Mecforisation » des produits

En obtenant les propriétés intellectuelles de Brochot SA, Mecfor renforcit sa position de chef de file mondial dans le secteur des anodes de carbone.

Outre la conception de véhicules transporteurs, Brochot offrait une gamme de produits complémentaires à ceux proposés par Mecfor : ateliers de scellement d'anodes, machines de coulée et lingotières, machines à brasquer et ateliers de manutention d'anodes.

« Sur le plan des véhicules, notre offre est déjà pas mal complète et je ne crois pas que nous allons chercher quelque chose de neuf chez Brochot. Par contre, nous allons analyser, un à un, chaque équipement. Ensuite, nous allons "mecforiser" ce qui nous semble intéressant, selon nos standards de qualité », précise Éloïse Harvey.

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