Lutte à la réforme

Les CS font front commun

Les présidents des commissions scolaires de la région,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Les présidents des commissions scolaires de la région, Éric Bergeron (de La Jonquière), Antonin Simard (Rives-du-Saguenay), Roxanne Thibault (Lac-Saint-Jean) et Brigitte Gagné (Pays-des-bleuets) ont dénoncé l'intention du gouvernement Couillard d'abolir les élections scolaires.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

L'intention du ministre de l'Éducation, Fançois Blais, d'abolir les élections scolaires et de remplacer les élus par la nomination d'un conseil est vertement dénoncée par les quatre présidents des commissions scolaires de la région.

En conférence de presse tenue à Chicoutimi, Roxanne Thibeault (Lac-Saint-Jean), Brigitte Gagné (Pays-des-Bleuets), Antonin Simard (Rives-du-Saguenay) et Éric Bergeron (de la Jonquière) ont fait consensus pour lancer un cri du coeur auprès de la population afin qu'elle ne se laisse pas berner par l'intention du ministre.

« On lance un cri du coeur afin que le système de gouvernance scolaire continue d'appartenir à la population et ne soit pas soumis à des nominations partisanes », a déclaré Mme Thibeault, qui occupe également le siège de présidente du Conseil des commissions scolaires de la région (CCSR02).

populisme

Mme Thibeault a indiqué que Québec se sert actuellement d'un discours populiste basé sur la faible participation aux dernières élections scolaires renforcé par des propos voulant que les commissions scolaires ne soient en place que pour gérer des immeubles, pour aller de l'avant avec son projet. « Les élus sont en place pour s'assurer que les jeunes ont accès aux services auxquels ils ont droit. C'est le cas pour le transport, la présence dans les petits milieux, soutenir des projets qui répondent aux besoins des écoles dans les quartiers. Il existe un discours populiste qui n'a jamais été corrigé et le gouvernement se sert de ce discours actuellement. »

Cela dit, les présidents de commissions scolaires ne nient pas qu'il y a des lacunes à corriger au chapitre de la participation aux élections scolaires. L'une des mesures préconisées serait la tenue des élections scolaires en même temps que les élections municipales. Ils rappellent qu'en novembre dernier, seulement 35 000 $ ont été investis dans la promotion des élections scolaires, une somme jugée dérisoire.

Mme Gagné rappelle qu'au cours des dernières années, des efforts ont été déployés pour augmenter l'efficience des commissions scolaires en réduisant le nombre de commissaires, par une hausse de la participation parentale au sein des conseils d'école, etc. Le projet du ministre est d'accorder 33 % des sièges des futurs conseils scolaires aux parents alors qu'actuellement ces derniers représentent 47 % des élus parmi les commissaires et ont un enfant fréquentant un établissement scolaire, ce qui les amène à conclure que Québec désire écarter les parents.

Face à la volonté du ministre, les commissions scolaires, à travers leur fédération, analysent quelles sont les voies juridiques qui s'offrent à elles puisque leurs pendants anglophones semblent bénéficier d'une protection constitutionnelle.

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