Le décathlonien Bruce Jenner sur Vanity Fair

Une sortie jugée exubérante

Avec le recul, en pensant à sa propre... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Avec le recul, en pensant à sa propre sortie médiatique sur son changement d'identité, Russel-Aurore Bouchard juge qu'il vaut mieux se préserver en évitant d'en dévoiler trop sur son intimité.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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L'historienne Russel-Aurore Bouchard juge la sortie publique du champion olympique Bruce Jenner trop exubérante. Huit ans après sa propre sortie pour annoncer publiquement sa transsexualité, elle estime qu'il vaut mieux apprendre à préserver son intimité.

« Sincèrement, j'ai trouvé qu'il en mettait trop », lance d'emblée Mme Bouchard, lorsque jointe par Le Quotidien. Elle craint que Bruce Jenner, devenu Caitlyn Jenner, regrette dans quelques années sa sortie en une du Vanity Fair, où elle pose en bustier de satin blanc.

« Il va regretter d'en avoir mis autant que ça. [...] Je crois qu'il a donné une part de son intimité. Ça nous appartient », ajoute-t-elle.

Les photographies, évidemment retouchées, rappelle-t-elle, ne pourront être effacées de la toile. Elle comprend toutefois le désir de cette personnalité de présenter ce changement devant un public en attente d'explications.

Se préserver

Avec le recul, en pensant à sa propre sortie médiatique sur son changement d'identité, Russel-Aurore Bouchard juge qu'il vaut mieux se préserver en évitant d'en dévoiler trop sur son intimité.

« Quand on est une personnalité publique, on fait ce qu'on peut, on est au grand jour et on a les réflecteurs sur nous. Moi j'ai constaté, après huit ans, que si j'avais pu en dire moins sur mon intimité, sur ma vie, ça aurait été mieux pour moi », estime l'historienne.

Regrette-t-elle sa propre sortie publique? « Regret est un grand terme. Je dirais que si j'avais pu faire autrement... Parce que même si je le faisais avec tout ce que je sais aujourd'hui, je ne pourrais pas faire probablement autrement que ce que j'ai fait. »

Souhaitant demeurer discrète tout en faisant preuve d'élégance, elle a mis un an et demi avant de se présenter entièrement sous sa nouvelle apparence physique en public. « Je n'ai pas mis une jupe tout de suite, je ne me maquillais pas complètement », donne-t-elle en exemple.

Mais si elle avait pu faire quelque chose de moins pour que « ça cogne moins dans l'imaginaire », elle l'aurait fait. « Mais je ne regrette pas, je ne pouvais pas faire moins », ajoute-t-elle.

Car ouvrir la porte de son intimité est aussi exposer sa vulnérabilité. « On est obligés de s'ouvrir grand la poitrine pour qu'on tire dedans, dans le fond. Mais à un moment donné, on aimerait avoir plus de tranquillité », conclut Mme Bouchard.

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