Sylvain Gaudreault trouve le rapport accablant et inquiétant

«Ça prend des gens sur le terrain»

Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault s'inquiète de... ((Archives Le Quotidien))

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Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault s'inquiète de la sécurité des barrages. Il considère le rapport du commissaire au développement durable comme étant très accablant.

(Archives Le Quotidien)

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Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault s'inquiète de la sécurité des barrages. Il considère le rapport du commissaire au développement durable comme étant très accablant.

Celui qui est porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement s'inquiète du fait que seulement 11 % des barrages à forte contenance aient déposé leur évaluation de sécurité. Dans le rapport, il a également relevé que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) se dit incapable d'avoir des garanties de la part des propriétaires que les correctifs nécessaires ont été faits. Selon M. Gaudreault, le ministère, via le Centre d'expertise hydrique du Québec, a négligé d'appliquer la loi sur la sécurité.

« Selon ce que je constate via le commissaire au développement durable, c'est qu'il y a eu une réduction des services de surveillance autour des barrages, l'année passée. Ce qui me dépasse, c'est que le ministère est dans une situation où il ne respecte pas sa propre loi. C'est assez inquiétant tout ça », a déclaré le député péquiste, hier soir, lors d'une entrevue avec Le Quotidien.

Sylvain Gaudreault rappelle qu'en 1996, à la suite des inondations, la Commission scientifique et technique sur la gestion des barrages avait reçu le mandat d'étudier la gestion des barrages et, après avoir consulté la population lors d'audiences publiques, le rapport Nicolet, incluant une dizaine de recommandations, a été déposé. Ensuite a été créé le Centre d'expertise hydrique et, le 11 avril 2002, le gouvernement a adopté la Loi sur la sécurité des barrages.

« Avec l'arrivée des libéraux au pouvoir, un laisser-aller et un laisser-faire ont été observés, de sorte qu'on se retrouve aujourd'hui avec un déficit d'entretien important. En plus, lors du dernier budget, le gouvernement a coupé de 17 % les budgets du Centre d'expertise. D'un côté, nous avons un gouvernement qui se vante et qui dit qu'il va mettre en place un plan d'action, et de l'autre, il ne donne pas les ressources, pas les moyens », dénonce M. Gaudreault.

Selon lui, le gouvernement ne peut pas dire qu'il va assurer la sécurité des barrages sans les moyens. Ça prend plus de gens sur le terrain, soutient-il.

Déficit d'entretien

Sylvain Gaudreault note comme conséquence le déficit d'entretien des barrages avec plusieurs infrastructures et ouvrages vieillissants. Il rappelle que la région a été développée autour des ressources naturelles et hydroélectriques et qu'elle compte de vieux barrages.

« Si nous ne les entretenons pas, ils deviennent fragiles. Ils peuvent céder, avoir des fissures. Par exemple, le barrage du Portage-des-Roches, ça fait quatre ans qu'il est en rénovations. Au départ, il fallait relever le seuil de crue et, ensuite, on s'est rendu compte que la partie du pont était plus abîmée que prévu », a-t-il dit.

Changements climatiques

Le député se dit très interpellé par les effets des changements climatiques sur les barrages. Selon lui, il y aura de plus en plus de périodes de pluie et de précipitations très élevées, et ce, à des périodes où nous ne sommes pas habitués.

« Maintenant, ce ne sera plus juste au printemps, mais aussi l'été ou l'hiver. Si nos barrages sont mal surveillés, mal sécurisés, il va y avoir des impacts. C'est dû aux changements climatiques, au gaz à effet de serre. Pendant ce temps, le gouvernement coupe dans les budgets », conclut-il.

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